Issue Category : Numéro 2 2024

  • Message du Président et chef de la direction de l’ACG

    Message du Président et chef de la direction de l’ACG

    Le rôle essentiel du gaz naturel au Canada est particulièrement évident lorsque la neige commence à tomber. Près de sept millions de foyers canadiens dépendent du combustible le plus fiable et le plus abordable au pays pour répondre à leurs besoins cruciaux en matière de chauffage, alors que l’automne cède sa place à l’hiver.

    Ces jours-ci, nous observons plus que des changements saisonniers; le milieu politique vit également sa part de changements. En effet, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche de même que les gains du Parti républicain au Congrès américain annoncent une réorientation importante de la politique énergétique américaine. À compter du 20 janvier, les répercussions du plan de « domination énergétique des États-Unis » commenceront à être révélées, et on s’attend à ce que le secteur du gaz naturel en profite grandement. Le président élu a déclaré que son administration favorisera la fiabilité énergétique, la croissance économique et la puissance géopolitique. Des politiques visant à assouplir les restrictions en matière d’infrastructure, à simplifier la règlementation et à stimuler la production de gaz naturels sont toutes attendues.

    Pour le Canada, ces changements présenteront à la fois des possibilités et des défis. S’il y a une croissance économique importante et une expansion du secteur gazier aux États-Unis, cela procurera des avantages dérivés au Canada, comme c’est toujours le cas. Vivre à côté de la plus grande économie du monde a ses privilèges. Cependant, en l’absence d’un soutien semblable dans le secteur énergétique canadien, les investissements risquent d’être davantage canalisés vers les États-Unis, ce qui aggravera les problèmes actuels d’abordabilité au Canada.

    Notre discussion politique sur cette question en dit long là-dessus. Nous avons demandé à nos collaborateurs d’évaluer la façon dont les partis politiques se positionnent pour régler le problème de l’abordabilité de l’énergie au Canada.

    Dans notre entretien sous les projecteurs, nous vous présentons notre nouveau président du conseil d’administration, Roger Dall’Antonia, président et chef de la direction de FortisBC. M. Dall’Antonia a dirigé FortisBC en mettant l’accent sur la fiabilité et la durabilité de l’approvisionnement en énergie. Depuis son entrée en fonction, il a privilégié une approche axée sur le client et parle de ce que cela signifie pour la Colombie-Britannique.

    Le gaz naturel est en grande partie composé de méthane, et ce gaz a été au centre de nombreuses discussions politiques à l’échelle nationale et internationale ces derniers temps. Le présent numéro traite du rôle vital que joue le méthane et de la façon dont l’industrie canadienne du gaz travaille à gérer efficacement les émissions de méthane au moyen des pratiques et technologies existantes et émergentes.

    Nous avons également eu l’occasion de discuter avec Imad Khaled, lauréat du prix des jeunes leaders d’entreprise de l’année 2023 et directeur des services d’ingénierie et de construction chez Apex Utilities Inc. Il nous rappelle qu’en tant que sixième producteur d’énergie au monde, le Canada est bien positionné pour répondre à la demande mondiale croissante en matière d’énergie. Grâce à des politiques de soutien, le secteur énergétique innovateur du Canada est en mesure de fournir une énergie produite de façon responsable à ses clients d’ici et de partout dans le monde.

    Enfin, notre section Profil FFE (fournisseur, fabricant et entrepreneur) qui porte sur EWI vient réitérer le rôle du gaz naturel en tant qu’élément essentiel du bouquet énergétique, car il aide à assurer un avenir énergétique fiable et durable.

    Garder les Canadiens au chaud et assurer le bon fonctionnement de notre économie 24 heures sur 24, sept jours sur sept, est la raison d’être de l’industrie du gaz naturel, et ses membres sont reconnaissants de l’opportunité qui leur est offerte de servir la population canadienne en répondant à ses besoins.

    Dans un monde troublé, nous avons de nombreuses raisons d’être reconnaissants en tant que Canadiens, ce à quoi nous réfléchissons tous en cette période de l’année. Nous souhaitons que la « paix sur terre et la bonne volonté envers les hommes » règnent et que nos lecteurs passent une heureuse période des Fêtes en toute sécurité.

    Joyeux Noël et bonne année à tous!

  • Saison de préchauffage

    Saison de préchauffage

    Alors que la fin de l’été approche, l’automne marque le retour des températures fraîches. Dans le secteur du gaz naturel, cette période juste avant l’arrivée des températures plus froides de l’hiver est connue sous le nom de « saison avant le chauffage ». Pour les 7 millions de foyers au Canada qui dépendent du gaz naturel pour se chauffer, la fournaise au gaz naturel, qui a probablement été utilisée rarement durant l’été, devient soudainement l’appareil le plus important de la maison à l’arrivée de l’hiver.

    C’est pourquoi la saison avant le chauffage est généralement le meilleur moment pour effectuer un entretien régulier de votre appareil de chauffage au gaz naturel afin de s’assurer que tout fonctionne de la manière la plus sûre, la plus fiable et la plus efficace possible. Après tout, il vaut mieux déceler un problème maintenant qu’au milieu de la saison hivernale, en pleine tempête de neige. Une panne soudaine du système de chauffage en hiver n’est pas seulement gênante, elle peut entraîner des conditions véritablement dangereuses.

    Mise au point du chauffage domestique

    Plusieurs mesures peuvent être prises pour s’assurer que les fournaises au gaz naturel sont en parfait état avant le début de la saison de chauffage hivernale.

    Remplacez les filtres de votre fournaise : Cette opération doit être effectuée tous les trois mois ou lorsque le filtre est sale. Un filtre propre maximise la circulation de l’air et garantit que votre fournaise fonctionne aussi efficacement que possible, minimisant ainsi votre consommation d’énergie tout en maximisant vos économies.

    Vérifiez votre thermostat : Allumez le thermostat et assurez-vous que la fournaise se met en marche comme prévu. Passez en revue vos paramètres et vos programmes pour vous assurer qu’ils conviennent encore à votre situation. Si vous disposez d’un thermostat intelligent, vérifiez également s’il existe des mises à jour logicielles.

    Vérifiez les conduits d’alimentation en air et les conduits d’évacuation des gaz de combustion : Assurez-vous que les conduits d’alimentation en air et les conduits d’évacuation des gaz de combustion à l’extérieur de votre maison ne sont pas obstrués par des meubles, de la poussière, de la végétation ou des feuilles qui ont pu s’accumuler au cours de l’été et de l’automne.

    Écoutez les bruits étranges ou décelez les odeurs bizarres : Les bruits étranges peuvent être le signe d’un problème mécanique, tandis que les odeurs bizarres peuvent être le signe d’une fuite. Dans les deux cas, demandez l’aide d’un professionnel pour diagnostiquer et réparer le problème.

    Faire appel à un professionnel

    Bien que les étapes décrites ci-dessus soient importantes, le fait de recourir à un professionnel est le moyen le plus prudent de faire en sorte que tout fonctionne bien. Assurez-vous de prendre un rendez-vous d’inspection de votre fournaise au gaz naturel avec un entrepreneur en chauffage, en ventilation et en conditionnement d’air agréé de votre région. Une mise au point professionnelle peut comprendre les services suivants :

    • Inspection des composants mécaniques du ventilateur, de l’échangeur de chaleur et des brûleurs
    • Nettoyage et/ou lubrification des composants mécaniques (comme les ventilateurs et les moteurs)
    • Inspection et nettoyage du système de veilleuse
    • Inspection des conduits et des évents
    • Inspection électrique des contrôleurs, du thermostat ou de l’interrupteur de la fournaise.

    Le soutien des entreprises de services publics de gaz naturel

    Si vous souhaitez préparer votre fournaise pour l’hiver, votre distributeur local de gaz naturel représente un bon point de départ pour trouver de l’aide. Les entreprises de gaz naturel offrent un large éventail de ressources aux propriétaires qui souhaitent obtenir des services d’entretien professionnels.

    Programmes d’inspection

    Certaines entreprises locales de gaz naturel proposent elles-mêmes des services d’inspection, à condition que vous soyez déjà l’un de leurs clients. Selon l’entreprise de gaz naturel, ces services peuvent être fournis gratuitement ou moyennant un supplément.

    Programmes de rabais

    Votre entreprise de gaz naturel peut offrir des remises pour certains services d’entretien. Les montants des remises admissibles  vont  de  100  à 400 dollars, mais les services doivent être effectués par un entrepreneur en chauffage, en ventilation et en conditionnement d’air agréé.

    Entrepreneurs en chauffage, en ventilation et en conditionne- ment d’air agréés

    Consultez le site Web de votre entreprise locale de gaz naturel pour y chercher des outils ou des lignes directrices qui vous aideront à trouver des entrepreneurs en chauffage, en ventilation et en conditionnement d’air agréés de confiance. Certaines entreprises se sont associées à des entrepreneurs de chauffage, de ventilation et de conditionnement d’air, tandis que d’autres peuvent fournir une liste de recommandations à ce sujet. Cela permet aux clients d’avoir l’esprit tranquille en sachant que le travail sera bien fait.

     

    « Si vous souhaitez préparer votre fournaise pour l’hiver, votre distributeur local de gaz naturel représente un bon point de départ pour trouver de l’aide ». [traduction]

  • Rehausser l’ambition

    Rehausser l’ambition

    Depuis le début des années 1980, le Low-Income Home Energy Assistance Program (programme d’aide à l’énergie pour les ménages à faible revenu) du gouvernement fédéral américain, connu sous son acronyme familier LIHEAP, s’est avéré être un filet de sécurité durable pour les Américains vulnérables qui se débattent avec leurs factures d’énergie. Toutefois, les défenseurs de ce programme craignent que les efforts déployés pour réduire la part du gaz naturel dans le bouquet énergétique du pays, dans le cadre d’une stratégie visant à atteindre les objectifs climatiques, ne compromettent la capacité du LIHEAP à lutter contre la pauvreté énergétique.

    À Washington, ville où la politique hyperpartisane est à l’ordre du jour, il y a au moins une chose sur laquelle les républicains et les démocrates sont d’accord depuis plus de 40 ans : le gouvernement fédéral a un rôle légitime à jouer pour aider les Américains vulnérables qui n’ont pas les moyens de payer leurs factures d’énergie.

    Depuis 1981, ce consensus a permis de soutenir le LIHEAP, qui a distribué l’année dernière plus de 4 milliards de dollars pour aider les familles à éviter les coupures de courant, à améliorer l’isolation de leur logement et à payer les réparations d’urgence ou le remplacement des fournaises et des systèmes d’air conditionné.

    L’impact du programme est significatif dans un pays où un Américain sur quatre déclare avoir été contraint de renoncer à des produits de première nécessité pour payer une facture d’énergie. Considérez ces données :

    Le programme d’aide au paiement des factures du LIHEAP a permis de rétablir l’électricité ou d’éviter la déconnexion pour plus de 2,7 millions de familles américaines au cours de l’année financière 2023.

    La même année, près de 61 000 foyers ont été modernisés grâce aux fonds du programme, ce qui a permis d’améliorer l’efficacité énergétique et de réduire la consommation d’énergie et les factures.

    En 2022, le programme a permis à 34 000 enfants et 48 000 personnes âgées de sortir de la pauvreté grâce à l’aide à l’énergie.

    Selon Katrina Metzler, directrice exécutive de la National Energy and Utility Affordability Coalition (coalition nationale pour l’abordabilité de l’énergie et des services publics – NEUAC), le principal groupe de défense du LIHEAP, même avec les niveaux de financement actuels, le LIHEAP ne peut servir qu’une famille sur six répondant aux critères d’admissibilité du programme en matière de revenus.

    Bien que le LIHEAP soit l’un des rares programmes fédéraux dont le financement a légèrement augmenté ces dernières années, l’expiration du financement d’urgence de l’ère pandémique a mis le programme dans le pétrin à un moment où la hausse des coûts de l’énergie, les phénomènes météorologiques extrêmes et l’inflation exacerbent l’insécurité énergétique.

    « Nous constatons une augmentation constante du nombre de demandes et une diminution globale du financement disponible en raison de la disparition de ces ressources d’urgence, a déclaré Mme Metzler. Les familles dont nous parlons doivent régulièrement faire des choix entre les médicaments ou la nourriture et payer leur facture de services publics. » [Traduction]

    Malgré cela, le LIHEAP place les États-Unis loin devant le Canada, qui est à la traîne des autres économies développées en matière d’assistance énergétique aux personnes à faible revenu, selon Abhilash Kantamneni, associé de recherche à Efficacité énergétique Canada, qui se penche sur l’efficacité énergétique en tant qu’élément clé pour résoudre le problème de l’abordabilité de l’énergie.

    « Le Canada a beaucoup à apprendre du LIHEAP, a déclaré M. Kantamneni. Le Canada est l’un des rares pays (développés) à ne pas avoir de définition officielle de la pauvreté énergétique, et il n’existe aucun programme d’aide à l’énergie au niveau national pour aider les ménages à faible revenu aux prises avec des factures d’énergie. » [Traduction]

    La souplesse, une caractéristique essentielle

    Selon les observateurs, la clé de l’efficacité du LIHEAP réside dans la souplesse du programme. Les fonds fédéraux sont alloués par le Congrès et distribués aux États, qui travaillent avec les entreprises de services publics locales et les organisations d’action communautaire pour trouver les meilleurs moyens d’apporter une aide énergétique aux personnes dans le besoin.

    De cette manière, les fonds fédéraux peuvent être combinés à diverses autres sources de financement – les États eux-mêmes, les programmes d’assistance énergétique gérés par les entreprises de services publics et financés par les dons de leurs propres fondations de bienfaisance et de leurs clients, ainsi que les fonds de combustibles à but non lucratif – afin d’amplifier l’impact du LIHEAP.

    Selon M. Kantamneni, « il s’agit d’un rôle très mûr que le gouvernement fédéral doit jouer pour être en mesure de rehausser l’ambition des programmes étatiques et locaux existants, puis de leur fournir la stabilité d’un financement à long terme afin qu’ils puissent les utiliser de façon intelligente pour débloquer les avantages pour les ménages » [traduction].

    Les fonds du LIHEAP peuvent être appliqués aux factures d’énergie des ménages, quelle que soit la source d’énergie, de sorte que certains États incluent l’énergie solaire parmi les sources d’énergie possibles pour améliorer l’efficacité énergétique. Les États peuvent également accroître l’impact de leurs fonds LIHEAP en les combinant avec des fonds provenant d’un programme fédéral distinct d’aide à l’intempérisation.

    Les États peuvent également faire preuve de souplesse dans l’utilisation des fonds du LIHEAP. De plus, plusieurs États utilisent le LIHEAP pour financer un programme de paiement en fonction du revenu qui permet d’assumer un pourcentage des factures de services publics d’un client pendant un an, tout en s’efforçant de réduire la consommation d’énergie grâce à des mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique.

    Duke Energy, basée à Charlotte, en Caroline du Nord, propose un programme pour les clients admissibles au LIHEAP, qui offre un crédit forfaitaire sur la facture pendant 12 cycles de facturation tout en préqualifiant automatiquement les participants pour son programme d’intempérisation, a déclaré Kevin Alexander, directeur de la stratégie et de l’agence pour les clients vulnérables chez Duke Energy.

    « Nous essayons de trouver des moyens d’inscrire les clients à ces programmes pour répondre à l’aspect de l’efficacité et de l’abordabilité de l’énergie, mais aussi pour les aider aujourd’hui » [traduction], a déclaré M. Alexander, ajoutant que le service public a lancé une nouvelle initiative en Caroline du Nord pour améliorer sa capacité à mettre en relation davantage de clients avec les programmes d’aide à l’énergie.

    Des programmes similaires d’aide à la facturation et de crédit sur facture sont disponibles au Canada, tels que le Programme d’aide aux impayés d’énergie (AIE) de la Commission de l’énergie de l’Ontario, financé par les contribuables, et le Programme ontarien d’aide relative aux frais d’électricité (POAFE), financé par les contribuables, a déclaré Harneet Panesar, chef de l’exploitation de la Commission de l’énergie de l’Ontario.

    La grande différence, bien sûr, est que le Canada ne dispose actuellement d’aucun programme fédéral pour renforcer les efforts des provinces en matière d’abordabilité de l’énergie. Un nouveau programme lancé en 2025 alloue 800 millions de dollars à la rénovation énergétique des habitations, mais ne prévoit aucune forme d’aide à la facturation, a précisé M. Kantamneni.

    « Vous ne pouvez pas organiser suffisamment de ventes de pâtisseries au niveau local pour remplacer le LIHEAP, a déclaré Mme Metzler de la NEUAC. Quatre milliards de dollars, ça représente beaucoup de ressources que notre gouvernement fédéral injecte dans notre réseau pour s’assurer que l’énergie est abordable pour tout le monde. L’approche consistant à supprimer ces fonds et à attendre des États ou des agences locales qu’ils prennent le relais n’est pas raisonnable pour garantir l’abordabilité de l’énergie dans notre pays. » [Traduction]

    « Cela fait une grande différence, a déclaré M. Alexander. Le LIHEAP représente la grande majorité des fonds qui seront disponibles au niveau des États et au niveau local, et il aide un grand nombre d’agences qui essaient vraiment d’aider les clients dans le besoin. » [Traduction]

    « Le parti n’a pas d’importance »

    Adopté lors du premier mandat de Ronald Reagan en réponse à la crise énergétique, à la récession et à l’inflation galopante de la fin des années 1970, le LIHEAP a traversé cinq décennies, sept administrations, des coupes budgétaires et une pandémie. Les observateurs reconnaissent le soutien bipartisan que les défenseurs du programme ont obtenu au fil des ans.

    « Je pense que l’une des raisons pour lesquelles le programme a survécu alors que beaucoup d’autres ne l’ont pas fait, c’est qu’il est bipartisan, a déclaré Mme Metzler, de la NEUAC. Quel que soit le côté du Congrès où vous siégez, vous êtes en mesure de voir les avantages pour votre district et les électeurs de votre district de programmes comme ceux-ci qui aident à maintenir la stabilité des familles et des collectivités et à répondre aux préoccupations en matière de santé et de sécurité communautaires. » [Traduction]

    Les membres de la NEUAC donnent une idée de l’ampleur et de la diversité des partenaires qui appuient le LIHEAP, soit les associations commerciales de services publics et les entreprises de services publics elles-mêmes, les groupes représentant les combustibles livrés comme le propane, les organismes sans but lucratif de la base, les organismes de bienfaisance confessionnels et les organismes étatiques et locaux qui gèrent des programmes favorisant l’abordabilité de l’énergie.

    En plus d’organiser la journée d’action du LIHEAP, son événement phare de défense des intérêts qui attire des centaines de partisans au Capitole chaque année, la NEUAC joue également un rôle clé pour s’assurer que les plus de 300 membres de la coalition travaillent efficacement ensemble au profit du plus grand nombre possible de ménages.

    L’une des fonctions de base de la NEUAC consiste à éduquer les organisations membres et les autres intervenants pour s’assurer qu’ils savent comment mettre en contact les clients dans le besoin avec les ressources du LIHEAP. Avec l’aide financière de l’American Gas Association (AGA), la NEUAC a créé une carte interactive qui rend l’information facilement accessible.

    Avec seulement deux employés à plein temps, la NEUAC compte sur ses partenaires des services publics pour faire connaître le LIHEAP. Duke Energy et sa division Piedmont Natural Gas, par exemple, communiquent avec leurs clients au sujet du LIHEAP et de leurs propres programmes, Share the Light (partager la lumière) et Share the Warmth (partager la chaleur), par l’intermédiaire de leurs sites Web, de leurs encarts de factures, d’événements communautaires et d’autres plateformes.

    Brian Caudill, directeur général des affaires gouvernementales et des politiques publiques pour l’AGA, attribue la force de la coalition pour le succès du LIHEAP à l’obtention d’augmentations de financement au cours des dernières années, alors même que les projets de loi de crédits contenant le financement étaient régulièrement réduits.

    « Tant que nous avons le plaidoyer en place et que nous sommes en mesure de faire résonner le message auprès de nos décideurs et de faire montre des avantages du programme à l’échelle nationale, le programme sera toujours mieux financé, a déclaré M. Caudill. Le parti n’a pas d’importance, et le parti n’a certainement pas d’importance pour quelqu’un qui est sans chauffage au milieu de janvier. » [Traduction]

    « … il est impératif de répondre aux besoins de ces familles en matière d’abordabilité lorsque nous parlons d’électrification forcée. » [Traduction]
    Le défi imminent de la transition

    Malgré le succès du programme, les défenseurs du LIHEAP s’inquiètent du fait que la sécurité énergétique pourrait devenir inatteignable pour encore plus d’Américains si la transition vers une économie axée sur l’énergie propre pousse les décideurs à redoubler d’efforts pour l’électrification et à retirer le gaz naturel abordable du paysage énergétique du pays.

    Le gaz naturel fournit du chauffage à 60 % des foyers américains, et les ménages qui utilisent le gaz naturel économisent environ 1 132 $ par année comparativement à une maison entièrement alimentée à l’électricité, selon l’AGA. La perte de cet avantage sur le plan des prix ainsi que le fardeau financier du passage du gaz naturel à l’électricité préoccupent Mme Metzler de la NEUAC.

    « Je n’ai pas d’expertise en électrification, mais ce que je sais, c’est l’impact que cela aurait sur les ménages, a déclaré Mme Metzler. À cette fin, il est impératif de répondre aux besoins de ces familles en matière d’abordabilité lorsque nous parlons d’électrification forcée. » [Traduction]

    « Le gaz naturel fournit du chauffage à 60 % des foyers américains, et les ménages qui utilisent le gaz naturel économisent environ 1 132 $ par année comparativement à une maison entièrement alimentée à l’électricité, selon l’AGA.» [Traduction]
    M. Caudill de l’AGA souligne que les émissions de gaz à effet de serre provenant du réseau de distribution de gaz naturel ont diminué de 70 % depuis 1990 et continuent de diminuer à mesure que l’industrie se décarbonise grâce à des investissements dans l’infrastructure, les carburants à faible teneur en carbone comme le gaz naturel renouvelable et l’hydrogène, et des programmes d’efficacité énergétique accrus.

    « « Pourquoi éliminerions-nous le chauffage le plus rentable pour les personnes dans le besoin, surtout compte tenu du rôle indispensable que le gaz naturel peut jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de l’économie »? [traduction]

    – Brian Caudill, directeur général des affaires gouvernementales et des politiques publiques pour l’AGA

    « Pourquoi éliminerions-nous le chauffage le plus rentable pour les personnes dans le besoin, surtout compte tenu du rôle indispensable que le gaz naturel peut jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de l’économie? demande M. Caudill. Ce sont certaines des choses sur lesquelles nous travaillons constamment et que nous essayons de régler sur la Colline. » [Traduction]

    M. Kantamneni d’Efficacité énergétique Canada suggère que les répercussions financières de l’électrification totale mettent en évidence la nécessité de veiller à ce que les résidents à faible revenu d’une collectivité ne vivent pas également dans les maisons les moins éconergétiques – un objectif d’abordabilité énergétique enchâssé dans les politiques climatiques du Royaume-Uni, précise-t-il.

    Les défenseurs du LIHEAP préféreraient rester dans leur voie et se concentrer sur le message de santé et de sécurité qui a gagné les cœurs et les esprits au Capitole depuis 1981. Cependant, alors que les pressions pour atteindre les objectifs climatiques s’intensifient, eux et les plus vulnérables des États-Unis ont clairement un enjeu énorme dans le débat sur le déroulement de cette transition.

     

    David Coburn est un penseur stratégique, un écrivain, un expert en relations avec les médias et un consultant en communication qui s’appuie sur plus de 30 ans d’expérience en journalisme imprimé et en relations publiques d’agences.

  • Une entrevue avec Roger Dall’Antonia président et chef de la direction, FortisBC

    Roger Dall’Antonia, pésident et chef de la direction à Forti

    Merci d’avoir pris le temps de nous rencontrer. Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours professionnel jusqu’à votre poste actuel de président et chef de la direction de Fortis BC?

    J’ai commencé ma carrière dans le secteur de l’énergie en 1993 chez Westcoast Energy Inc., où j’ai travaillé dans le financement d’entreprise et de projets, puis j’ai rallié les rangs de FortisBC en 2004. J’ai eu l’occasion d’occuper plusieurs postes de direction au sein de cette entreprise, y compris la supervision administrative dans les domaines du service à la clientèle et de la technologie, des affaires réglementaires, des solutions énergétiques et de la gestion de la demande, de la planification stratégique et du développement de l’entreprise, ainsi que des finances et de la trésorerie.

    Tout au long de mon parcours au sein de FortisBC, et plus particulièrement aujourd’hui en tant que président et chef de la direction, j’ai poursuivi notre approche axée sur le client afin d’assurer un avenir énergétique abordable et durable, en mettant l’accent sur la sécurité et la fiabilité de notre réseau d’approvisionnement en énergie, en favorisant un avenir énergétique à faible émission de carbone et en accordant la priorité à notre travail avec les communautés autochtones.

    La Colombie-Britannique est à bien des égards au centre du débat sur le gaz naturel au Canada – en tant qu’important producteur et utilisateur national, et en tant que principal point de sortie de ce qui pourrait être une énorme industrie d’exportation. Comment voyez-vous le rôle de FortisBC dans cette période très stimulante pour le secteur, la province et le pays?

    En tant que fournisseur d’énergie essentiel en Colombie-Britannique, nous pensons que FortisBC jouera un rôle crucial en aidant à mener la transition vers une énergie à faible teneur en carbone. Notre objectif principal est de nous assurer que nous fournissons à nos clients et à nos communautés une énergie sûre, fiable et abordable, notamment du gaz naturel, de l’électricité, du gaz naturel renouvelable[1] (GNR) et d’autres sources d’énergie à plus faible teneur en carbone[2]. Toutefois, cela ne signifie pas que notre secteur ou FortisBC adopte une approche de maintien du statu quo. La transition énergétique comporte des défis et des opportunités considérables, et nous estimons que les réseaux d’électricité et de gaz naturel constituent des plateformes intéressantes pour mener à un avenir moins pollué par le carbone. Nous voyons une opportunité clé dans l’intégration des réseaux électriques et gaziers, afin de travailler ensemble pour mieux répondre aux besoins énergétiques, notamment pour relever les défis que pose la capacité de pointe, et soutenir les réductions d’émissions. Il est également possible de réduire considérablement les émissions grâce à une meilleure gestion de la demande afin de réduire la consommation d’énergie, tout en adoptant une énergie à plus faible teneur en carbone pour remédier à cette réduction du débit. Cette énergie à plus faible teneur en carbone ne sera pas seulement de l’électricité renouvelable, mais aussi des gaz renouvelables tels que le GNR.

    Il est également possible d’examiner comment nos réseaux peuvent contribuer à la décarbonisation d’autres secteurs. Dans bon nombre de régions, le transport est le secteur qui génère le plus d’émissions. La décarbonisation dans ce secteur comprend l’adoption accrue des véhicules électriques, ainsi que le recours au gaz naturel liquéfié (GNL) et aux gaz renouvelables dans les parcs de véhicules lourds et le ravitaillement maritime. Comme le révèle notre dernier rapport sur le développement durable, au cours de l’année 2023, nous avons aidé nos clients à éviter les émissions de gaz à effet de serre en utilisant le GNL dans le ravitaillement maritime, en remplaçant le diesel par du gaz naturel comprimé dans le secteur des transports et en fournissant du GNR.

    Nous avons été la première entreprise au monde à proposer à nos clients un système de ravitaillement en GNL des camions aux navires. En 2023, nous avons réalisé un peu plus de 1 700 opérations de ravitaillement de navires en GNL à l’aide d’exploitants de transbordeurs locaux; et la même année, nous avons atteint un jalon pluriannuel de plus de 7 000 opérations de ravitaillements en GNL. Nos clients maritimes ont pu ainsi éviter de produire 40 200 tonnes d’équivalent en dioxyde de carbone en 2023 en recourant au GNL dans le ravitaillement maritime au lieu du combustible de soute traditionnel[3].

    Vous venez de vivre une élection assez fascinante. Comment voyez-vous l’évolution de la politique gazière et du cadre règlementaire de la Colombie-Britannique sous la direction du premier ministre Eby au cours de ce prochain mandat, et quelles sont les répercussions de cette élection sur vos clients?

    FortisBC est au service de la province de la Colombie-Britannique depuis plus de 100 ans, et nous comptons près de 1,3 million de clients pour le gaz et l’électricité dans 135 communautés et 58 communautés autochtones. En tant que fournisseur de services essentiels axé sur la communauté, nous nous efforçons d’entretenir des relations proactives avec tous les ordres de gouvernement, car, en fin de compte, nous servons les mêmes électeurs, c’est-à-dire les citoyens de la Colombie-Britannique.

    On peut s’attendre à ce que la récente réélection du premier ministre Eby et de son gouvernement assure la continuité de la politique environnementale et énergétique. Nous restons déterminés à collaborer avec la province pour faire progresser la transition vers une énergie à faible teneur en carbone et les objectifs climatiques provinciaux. Au cours des dernières années, nous avons travaillé à faire progresser les objectifs stratégiques provinciaux énoncés dans les plans de CleanBC et de CleanBC Roadmap to 2030, ainsi que dans le cadre d’action énergétique de la Colombie-Britannique. Par exemple, nous élargissons notre portefeuille d’énergies renouvelables et à faible teneur en carbone, nous explorons les possibilités qu’offre le gaz à intensité réduite pour produire du gaz naturel dont les émissions de GES sont plus faibles sur l’ensemble de leur cycle de vie. De plus, nous encourageons l’efficacité énergétique, les économies d’énergie des clients et les réductions des émissions de GES dans nos plans de conservation et de gestion de l’énergie, tout en pilotant et élargissant les programmes de rénovation énergétique en profondeur et les solutions de chauffage à deux combustibles. Nous pensons que notre expertise dans les réseaux énergétiques électriques et gazeux nous donne la vision nécessaire pour aider à développer une voie diversifiée qui soutient une transition énergétique plus résiliente et plus abordable.

    FortisBC a fait activement progresser ses travaux liés au GNR et à l’hydrogène. Quel rôle voyez-vous jouer ces combustibles gazeux à court et à long terme?

    Notre réseau de gaz naturel joue un rôle important dans la satisfaction des besoins énergétiques des Britanno-Colombiens, et nous pensons qu’il continuera à le faire dans les années à venir. Grâce à sa capacité à stocker et à répartir rapidement de grands volumes d’énergie, le réseau de gaz est particulièrement important pour les périodes de froid. Par exemple, plus tôt cette année, le réseau de gaz naturel de FortisBC a fourni environ le double de l’énergie générée par les réseaux électriques de la Colombie-Britannique le vendredi 12 janvier 2024, lorsque la province a connu sa journée la plus froide. En effet, au moment où la demande a été la plus élevée, les fournisseurs d’électricité ont fourni 11 300 mégawatts (MW), alors que le réseau de gaz de FortisBC en fournissait 21 700 MW.

    « Le réseau de gaz naturel de FortisBC a fourni environ le double de l’énergie générée par les réseaux électriques de la Colombie-Britannique».[traduction]

    Nous pensons que notre réseau de gaz naturel joue un rôle important dans la satisfaction des besoins énergétiques des Britanno-Colombiens, et nous reconnaissons la nécessité de passer à des solutions énergétiques à plus faible teneur en carbone. En 2010, nous avons lancé le premier programme volontaire de GNR en Amérique du Nord et avons depuis travaillé avec des entreprises, des décharges, des sociétés d’énergie verte et des municipalités pour nous approvisionner en GNR.

    Nous continuons d’élargir le stock de GNR que nous acquérons pour nos clients, en cherchant à nous associer à davantage d’organismes et de gouvernements. Une installation de GNR en construction à la décharge de Vancouver représentera notre plus grand projet de GNR en Colombie-Britannique. En 2023, nous avons acquis 2,8 pétajoules (PJ) de GNR pour nos clients, soit suffisamment d’énergie pour alimenter environ 27 500 ménages de la Colombie-Britannique pendant un an, et nous avons approuvé des contrats pour acquérir 18 PJ au cours des prochaines années. Notre approvisionnement en GNR a aidé les clients à éviter de produire près de 265 000 tonnes d’équivalent en dioxyde de carbone en 2023, ce qui équivaut à retirer de la circulation plus de 57 000 voitures à essence[4].

    Nous examinons également des moyens de faire progresser d’autres gaz renouvelables et à faible teneur en carbone, comme l’hydrogène. Nous utilisons des fonds provinciaux pour effectuer des recherches sur l’acheminement de l’hydrogène par le réseau de gaz naturel en Colombie-Britannique, investir dans l’innovation pour soutenir le potentiel de production et d’utilisation de l’hydrogène et faire avancer de nombreux projets liés à l’hydrogène. Cette année, par exemple, nous avons annoncé notre participation à une collaboration formée dans le cadre d’un protocole d’entente entre nous et Hazer Group Ltd. pour élaborer un projet pilote de production d’hydrogène en Colombie-Britannique. Si le projet pilote est développé, il devrait produire environ 2 500 tonnes d’hydrogène par an, soit environ 300 000 gigajoules de gaz.

    En ce qui concerne l’électricité, nous avons récemment annoncé une demande d’expression d’intérêt pour un maximum de 1 100 gigawattheures d’énergie afin de répondre à la demande croissante dans la région intérieure sud de la Colombie-Britannique.

    Quels conseils donneriez-vous à une personne qui vient de faire son entrée dans le secteur de l’approvisionnement en gaz?

    Ne perdez jamais de vue qu’en tant que membre de ce secteur, vous êtes au cœur d’une entreprise très vaste et très importante, celle de contribuer à résoudre le trilemme de l’énergie. J’entends par là qu’il faut maintenir l’équilibre entre les trois éléments de ce trilemme : la fiabilité, la durabilité et l’abordabilité. Dans le secteur de l’approvisionnement en énergie, cela signifie soutenir un bouquet énergétique diversifié et l’utilisation continue du réseau gazier existant, avec des combustibles à faible teneur en carbone comme le GNR et, potentiellement à l’avenir, l’hydrogène.

     

    1Le gaz naturel renouvelable (également appelé GNR ou biométhane) est produit d’une manière différente du gaz naturel conventionnel. Il est dérivé du biogaz, qui provient de la décomposition des déchets organiques de décharges, de résidus agricoles et d’eaux usées d’installations de traitement. Le biogaz est capturé et nettoyé pour créer du GNR. Lorsque le GNR est ajouté au réseau de gaz naturel nord-américain, il se mélange au gaz naturel classique. Cela signifie que nous ne pouvons pas diriger le GNR vers un client en particulier. Toutefois, plus le GNR est intégré au réseau de gaz naturel, moins on a besoin de gaz naturel classique, ce qui réduit l’utilisation de combustibles fossiles et les émissions globales de gaz à effet de serre.

    2FortisBC utilise le terme gaz renouvelable et à faible teneur en carbone pour désigner collectivement les gaz ou combustibles à faible teneur en carbone que les services publics peuvent acquérir en vertu de la règlementation sur la réduction des gaz à effet de serre (énergie propre), à savoir : le gaz naturel renouvelable (également appelé GNR ou biométhane), l’hydrogène, le gaz de synthèse (à partir de déchets de bois) et la lignine. Le portefeuille de gaz renouvelable et à faible teneur en carbone de FortisBC ne comprend actuellement que du gaz naturel renouvelable. D’autres gaz et combustibles pourront s’ajouter au programme au fil du temps. En fonction de leur source, tous ces gaz ont différentes intensités carbones sur l’ensemble de leur cycle de vie. Cependant, tous ces gaz sont à faible teneur en carbone si on les compare à l’intensité carbonique du gaz naturel conventionnel sur l’ensemble de son cycle de vie. Le facteur d’émission actuel de l’extrémité du brûleur du GNR est de 0,27 gramme d’équivalent en dioxyde de carbone par mégajoule d’énergie (g éq. CO2/MJ) et les émissions actuelles du cycle de vie du portefeuille de gaz renouvelable et à faible teneur en carbone pour la combustion stationnaire sont de 22 g éq. CO2/ MJ. Ce chiffre est inférieur au seuil de faible intensité carbonique de la Colombie-Britannique pour le cycle de vie de 30,8 g éq. CO2/MJ, tel qu’il est définit dans les modifications de 2024 du Greenhouse Gas Reduction Regulation (règlement sur la réduction des gaz à effet de serre).

    3Source: 2023 Sustainability Report, page 21

    4Source : 2023 Sustainability Report, page 19. Calculé à l’aide du calculateur des équivalences des émissions de gaz à effet de serre de Ressources naturelles Canada.

  • Gérer notre méthane

    Gérer notre méthane

    Le méthane est de loin le composant le plus important du gaz naturel, qui représente près de 40 % de l’approvisionnement énergétique au Canada. C’est pourquoi il incombe aux entreprises canadiennes de gaz naturel de comprendre et de minimiser les émissions de méthane qu’elles produisent afin d’acheminer à leurs clients cette source d’énergie essentielle.

    Sources des émissions de méthane

    Les émissions de méthane sont issues de tous les segments du secteur du gaz naturel, allant de la production à la distribution en passant par le traitement et le transport. Ces émissions résultent principalement de l’exploitation normale, de l’entretien courant, des fuites fugitives et des perturbations du réseau.

    Les sources varient. Au fur et à mesure que le gaz se déplace dans les différents segments du réseau, les émissions sont attribuables aux mises à l’air libre intentionnelles et aux fuites non intentionnelles. Une mise à l’air libre peut être due à la conception de l’équipement ou à des pratiques opérationnelles telles que la purge continue de gaz à partir de dispositifs pneumatiques qui contrôlent les flux, les niveaux, les températures et les pressions de gaz dans l’équipement, ou la purge lors de complétions de puits au cours de la production. De plus, les pertes de méthane peuvent provenir de fuites – souvent appelées « émissions fugitives » – dans toutes les parties de l’infrastructure, allant des raccords entre les conduites et les cuves aux vannes, en passant par l’équipement.

    Pour le secteur de l’approvisionnement en gaz naturel au Canada, « la majorité des émissions de méthane sont attribuables à la mise à l’air libre et aux émissions fugitives », explique Christine Cinnamon, directrice générale du Canadian Energy Partnership for Environmental Innovation (CEPEI), un organisme qui vise à collecter des données pour favoriser le respect de la règlementation et à suivre les questions environnementales émergentes afin d’être prêt à les traiter lorsqu’elles deviennent des sujets de règlementation ou d’attention du public. « Les sources d’émissions dues à des mises à l’air libre comprennent les rejets intentionnels ou prévus de gaz à des fins opérationnelles, tels que les purges de pipelines et de stations, et les émissions provenant de dispositifs pneumatiques qui font usage du gaz naturel comme fluide de travail, ainsi que d’éléments tels que les gaz d’étanchéité de compresseurs, les purges d’appareils et les fuites de vannes d’isolement. Les émissions fugitives comprennent tous les rejets non intentionnels de gaz naturel, y compris les fuites en surface et sous terre » [traduction], ajoute-t-elle.

    Mme Cinnamon propose quelques comparaisons pour mettre ces éléments en perspective : les émissions de méthane fugitives et liées à la combustion provenant des opérations de transport, de distribution et de stockage (TDS) représentent un pourcentage relativement faible – soit 5,0 % – des émissions de méthane de l’ensemble du secteur pétrolier et gazier, et un pourcentage encore plus faible – soit 2,1 % – des émissions globales de méthane du Canada (ces chiffres sont tirés du Rapport d’inventaire national de 2022 et les données d’inventaire du CEPEI).

    Bien que les émissions de méthane provenant des opérations de TDS ne contribuent que faiblement aux émissions globales de l’ensemble du secteur gazier, les entreprises du secteur de l’approvisionnement en gaz naturel sont activement engagées dans la compréhension, la gestion et la réduction de ces émissions, et ce depuis des dizaines d’années. Récemment, le gouvernement fédéral a fixé un objectif de réduction de 75 % des émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier d’ici 2030 par rapport à 2012. L’industrie essaie encore de comprendre la portée et les implications de cet objectif, alors que l’ensemble du secteur poursuit ses efforts de gestion du méthane.

    Gérer les émissions de méthane

    « Les efforts déployés jusqu’à présent pour réduire les émissions de méthane provenant des opérations de TDS comprennent l’élimination totale des conduites en fonte au Canada, le remplacement d’autres conduites vieillissantes, la modernisation de l’équipement pneumatique, des inspections régulières et des programmes de prévention des dommages », explique Mme Cinnamon. Il s’agit d’un processus permanent. « Le secteur continue d’explorer d’autres possibilités telles que le captage et la réutilisation des gaz mis à l’air libre et l’amélioration des programmes de détection et de réparation des fuites, y compris le recours à des technologies de surveillance avancées » [traduction].

    Des organismes tels que le CEPEI jouent un rôle majeur dans la gestion de ces émissions de méthane.

    « Depuis plus de 20 ans, le CEPEI fournit des inventaires nationaux des gaz à effet de serre du secteur du gaz naturel en aval, y compris ceux provenant du méthane, et mène des programmes sous-jacents sur le terrain, déclare Mme Cinnamon. Ces études améliorent les facteurs d’émission et la compréhension de la nature des mises à l’air libre et des fuites afin de déterminer les possibilités de réduction des émissions de méthane » [traduction]. De plus, dit-elle, des organismes comme le CEPEI nous permettent de nous réunir en tant que secteur afin de définir les pratiques exemplaires et d’échanger des apprentissages, de sorte que l’industrie bénéficie dans son ensemble du travail effectué par chacune des entreprises et chacun des services publics. Cela permet également aux entreprises de prendre des décisions sur l’allocation optimale des ressources ainsi que d’informer le gouvernement sur ce qui est fait et l’impact des règlements sur ces efforts.

    Il est essentiel que l’on continue de déployer ce genre d’efforts, déclare Mme Cinnamon.

    « Grâce à de nombreux programmes sur le terrain et à d’autres études entreprises par le CEPEI, le secteur continue de soutenir une meilleure quantification des facteurs d’émissions et de leurs sources. En raison du très grand nombre d’installations d’équipement individuel qui existent dans le secteur, ces études fournissent des informations précieuses qui favorisent l’amélioration des estimations et la réduction continue des émissions. » Elle indique, par exemple, que les programmes actuels de détection et de réparation des fuites donnent des résultats positifs et peuvent fournir des indications pour des considérations futures. Les entreprises signalent que le nombre de fuites et leur taille globale ont diminué d’une année à l’autre depuis la mise en œuvre de ces programmes. Il en va de même pour le programme « Appelez avant de creuser » et d’autres programmes de prévention des dommages. Les dommages contribuent de manière significative aux émissions de méthane du secteur, mais grâce aux programmes de prévention, ces événements peuvent être évités.

    Cependant, lorsque les sources d’émission ou les rejets sont temporaires, intermittents, de faible volume, diffus, non planifiés ou nécessaires pour des raisons de sécurité, leur atténuation demeure un défi. Et ce défi s’accroît par le fait que les coûts de réduction des émissions de méthane par les entreprises de TDS soient déjà supérieurs de plusieurs ordres de grandeur à l’estimation gouvernementale de 17 $/t éq. CO2 (tonnes d’équivalent de CO2); les coûts prévus dépassent plutôt les 285 $/t éq. CO2.

    Ce qui reste à venir

    Les objectifs du Canada dans le cadre de son plan de réduction des émissions à l’horizon 2030 comprennent l’atténuation des émissions de méthane comme élément clé pour atteindre l’objectif global de réduction de 40 à 45 % des émissions par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030, puis de carboneutralité d’ici 2050. Pour y arriver, il faudra déployer plus largement les technologies actuelles et élaborer de nouvelles solutions. Pour parvenir à des réductions plus importantes, d’au moins 75 % d’ici 2030, il faudra prendre des mesures allant bien au-delà des possibilités les moins coûteuses. Cela signifie, par exemple, qu’il faudra mettre davantage l’accent sur les technologies nouvelles et améliorées qui ont été mises au point, dont certaines sont produites au Canada, et qui permettent de réduire les émissions de méthane grâce à l’électrification, au remplacement de combustible, à l’amélioration de l’efficacité et à l’atténuation des émissions fugitives.

     

    « Le secteur du gaz naturel du Canada améliore sans cesse ses performances en matière de gestion du méthane – tout en veillant à ce que les Canadiens aient accès à l’énergie gazière abordable et fiable qu’ils souhaitent. » [Traduction]

     

    Pour aider à réduire davantage les émissions, l’Association canadienne du gaz (ACG) et le CEPEI ont formé la coalition canadienne pour la gestion du méthane (Canadian Methane Management Coalition [CMMC]). Annoncée en novembre 2023, cette coalition s’efforce de présenter et de soutenir des solutions avancées de mesure, de détection, d’atténuation et de captage du méthane conçues pour être déployées à grande échelle au Canada, tout au long de la chaîne de valeur. Cela exigera la diffusion d’information et de pratiques exemplaires afin d’assurer la prochaine vague de réduction des émissions de méthane. Il importe de noter qu’on s’appuiera également sur les travaux du premier centre d’essais des émissions du Canada, soit le Centre d’essais des émissions du fonds Gaz naturel financement innovation (GNFI), hébergé par Tourmaline, le plus grand producteur de gaz naturel du Canada, sur l’un de ses sites de production en Alberta. Le Centre d’essais des émissions est une initiative menée par l’industrie avec le soutien du gouvernement et d’universités pour aider à faire l’essai de nouvelles technologies et accélérer leur commercialisation.

    Le secteur du gaz naturel du Canada améliore sans cesse ses performances en matière de gestion du méthane – tout en veillant à ce que les Canadiens aient accès à l’énergie gazière abordable et fiable qu’ils souhaitent. Alors que nous sommes appelés à faire davantage pour atteindre les nouveaux objectifs gouvernementaux en matière d’émissions, le maintien de cet équilibre pose un défi encore plus grand.

    Graham Chandler a passé une décennie dans le domaine de la finance d’entreprise et de la gestion du marketing énergétique. En tant qu’écrivain indépendant à temps plein, il s’est spécialisé dans les sujets énergétiques au cours des 20 dernières années

  • Le jeune leader d’entreprise de l’année 2023 de l’ACG

    Le jeune leader d’entreprise de l’année 2023 de l’ACG

    Imad Khaled, directeur de l’ingénierie et de la construction à Apex Utilities Inc.

    L’Association canadienne du gaz dispose depuis longtemps d’un programme de prix visant à reconnaître le leadership et l’engagement de ses membres en matière de sécurité et d’innovation. En 2022, l’ACG a amélioré ce programme pour honorer le travail de ses membres dans des domaines tels que le service à la clientèle et l’intendance environnementale.

    Le prix des jeunes leaders d’entreprise de l’année récompense les jeunes leaders (40 ans et moins) de l’industrie de l’énergie gazeuse qui ont démontré leur potentiel à guider/piloter l’industrie de l’énergie gazeuse du futur d’un point de vue commercial, environnemental, réglementaire et/ou de service public. Nous avons interviewé les cinq lauréats de ce prix pour connaître leur point de vue sur le travail dans l’industrie du gaz naturel et sur ce que l’avenir réserve au secteur.

    Le lauréat du Prix Jeune leader d’entreprise de l’année 2023 de CGA est Imad Khaled, directeur de l’ingénierie et de la construction à Apex Utilities Inc.

    Imad Khaled est titulaire d’un baccalauréat ès sciences en génie mécanique de l’American University of Beirut et d’une maîtrise ès sciences en génie mécanique de l’Université de l’Alberta.

    Il travaille dans le secteur des services publics de gaz naturel depuis 2012 et a occupé différents postes de direction dans les domaines de l’ingénierie, de l’exploitation, de la construction, de la recherche et de l’innovation, ainsi que de la vérification opérationnelle.

    Imad est directeur de l’ingénierie et de la construction chez Apex Utilities et supervise l’équipe d’innovation énergétique qui élabore des stratégies de décarbonisation et des solutions énergétiques durables pour soutenir la transition en cours dans notre secteur.

    Imad vit à Edmonton, en Alberta. Il aime être actif, que ce soit en courant ou en faisant du vélo, en profitant de la vallée fluviale d’Edmonton ou des montagnes entre l’Alberta et la Colombie-Britannique. Lorsqu’il ne travaille pas ou qu’il n’est pas sur un sentier, Imad se trouve dans un avion avec sa femme, en train d’explorer de nouveaux endroits dans le monde.

    Qu’est-ce qui vous a incité à faire partie du secteur de l’énergie?

    Tout en poursuivant mon baccalauréat en génie, j’ai eu la chance d’effectuer mes stages coopératifs dans différentes parties du monde, et ainsi de découvrir un grand nombre d’industries et d’acquérir une expérience précieuse dans divers domaines. J’ai déménagé en Alberta pour faire ma maîtrise en génie mécanique, ce qui m’a permis de me familiariser davantage avec les secteurs d’avenir. Il était fascinant de voir la recherche et le travail effectués par le secteur de l’énergie pour faire progresser les technologies existantes, réduire les émissions et fournir de meilleures solutions pour améliorer de façon concrète nos sociétés. À la fin de mes études universitaires, j’ai trouvé passionnant de faire partie d’un secteur agile et innovant qui a un impact direct sur les gens qui m’entourent.

    À votre avis, comment voyez-vous l’évolution du rôle de l’infrastructure du gaz naturel au cours des 30 prochaines années?

    Depuis des décennies, le secteur du gaz naturel fournit aux Canadiens une énergie sûre, fiable et abordable grâce à un vaste réseau d’infrastructures. Ce réseau continuera à se développer et à jouer un rôle clé dans la fourniture de l’énergie dont les Canadiens ont besoin, en particulier dans un climat froid comme le nôtre. Bien que le gaz naturel contenu dans les pipelines puisse évoluer à l’avenir pour contenir du gaz naturel renouvelable et de l’hydrogène, le recours à l’infrastructure existante sera déterminant pour garantir des solutions abordables aux Canadiens. Il jouera également un rôle essentiel dans l’avancement de l’économie sur les scènes locale, nationale et internationale.

    Comment pensez-vous que l’industrie de l’énergie canadienne peut contribuer à la sécurité énergétique nationale et mondiale?

    Le Canada est le sixième producteur d’énergie au monde, et il exporte dans plus de 100 pays. Alors que la demande énergétique ne cesse de croître à l’échelle mondiale, notre pays peut continuer à jouer un rôle clé pour répondre aux besoins énergétiques nationaux et mondiaux. Soutenu par une politique favorable, notre secteur innovant est parfaitement en mesure de répondre à la demande croissante en énergie dans le monde à l’aide d’une énergie produite de manière responsable qui peut contribuer à réduire les émissions mondiales.

    Quels conseils donneriez-vous aux jeunes professionnels d’aujourd’hui qui souhaitent rallier les rangs du secteur de l’énergie?

    Suivez votre passion. C’est l’une des meilleures périodes de rallier les rangs du secteur de l’énergie. Le monde évolue, et la sécurité de l’approvisionnement en énergie et la réduction des émissions sont primordiales, ce qui offre d’excellentes opportunités de faire partie d’un secteur qui a fait ses preuves en matière d’innovation et de fourniture de technologies de pointe pour relever les défis auxquels nos sociétés sont confrontées. Le secteur de l’énergie possède tous les éléments pour assouvir votre passion de rendre le monde meilleur tout en veillant à ce que les communautés locales et le Canada continuent de prospérer.

  • EWI

    EWI travaille dans divers secteurs pour faire progresser les technologies et les procédés industriels grâce à des solutions d’ingénierie de calibre mondial.

    Pour le secteur de l’énergie en particulier, EWI offre une expertise approfondie de l’évaluation des matériaux, des technologies de fabrication, de l’intégrité structurelle et de la corrosion afin de répondre aux besoins sans cesse croissants de l’industrie en matière de fiabilité, de réglementation et d’efficacité. Que votre entreprise exerce ses activités dans le créneau traditionnel du pétrole et du gaz ou qu’elle se consacre au développement de l’énergie renouvelable, vous devez prendre des décisions cruciales pour choisir les bons matériaux et optimiser votre stratégie d’aptitude fonctionnelle. Grâce à sa vaste expérience de la mécanique de rupture et de ses connaissances des procédés de soudage, le laboratoire d’essai des matériaux énergétiques d’EWI aide les entreprises du secteur de l’énergie à demeurer concurrentielles, à minimiser leurs risques et à diriger ce secteur vers son avenir.

    Où est située votre entreprise?

    Notre siège social est situé à Columbus, en Ohio, et nous avons un autre centre de recherche et de développement à Buffalo, dans l’État de New York.

    Combien d’employés avez-vous?

    150 employés

    Quelle est la priorité de l’entreprise pour les cinq prochaines années?

    EWI s’est engagée à aider le secteur de l’énergie à se préparer à la mise en place des pipelines à hydrogène et à mélange d’hydrogène ainsi que des réseaux de pipelines de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CUSC).

    Quelles sont les possibilités qui s’offrent à votre entreprise et les défis qu’elle doit relever?

    Grâce à notre expertise en matière d’ingénierie des matériaux, de soudage, d’inspection et d’intégrité structurelle, nous sommes en mesure de soutenir le secteur de l’énergie. Le défi consiste à adopter et à faire évoluer notre infrastructure de laboratoire assez rapidement pour répondre à toutes les demandes changeantes du marché intermédiaire des pipelines.

    Selon vous, quel sera le rôle du gaz naturel au cours des 50 prochaines années?

    Le gaz naturel continuera à jouer un rôle dominant. Que ce soit en fournissant directement du combustible pour le chauffage et la production d’électricité ou en créant de l’hydrogène grâce au reformage du méthane à la vapeur (RMV), le gaz naturel sera un élément essentiel du bouquet énergétique. n

  • Discours de l’honorable Stephen Lecce, ministre de l’Énergie et de l’Électrificztion, à l’occasion du Nexus énergétiques et la conférence technique annuelle 2024 de l’ACG

    Discours de l’honorable Stephen Lecce, ministre de l’Énergie et de l’Électrificztion, à l’occasion du Nexus énergétiques et la conférence technique annuelle 2024 de l’ACG

    Lors de l’événement phare de l’ACG, soit le Nexus énergétique et la conférence technique annuelle qui ont eu lieu en octobre, l’honorable Stephen Lecce, ministre de l’Énergie et de l’Électrification de l’Ontario, a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné le rôle essentiel que joue le gaz naturel dans la satisfaction des besoins énergétiques de la province. Le ministre Lecce a souligné comment le gaz naturel assure la fiabilité et l’abordabilité énergétiques pour les Ontariens, qu’il s’agisse de chauffer les maisons pendant les hivers froids, de soutenir la sécurité alimentaire dans le cadre des activités agricoles ou de contribuer à la production d’électricité. Ses remarques ont mis en valeur l’importance du gaz naturel en tant que pierre angulaire du bouquet énergétique de l’Ontario, qui est essentiel au maintien de la stabilité économique et à l’amélioration de la qualité de vie des Canadiens.

    Pour visionner l’intégralité de son allocution :

    Voici quelques extraits de cette allocution : [Traduction]

    « […] Nous comprenons la valeur du gaz naturel et reconnaissons qu’une décision a été prise il y a quelques mois à ce sujet. La Commission de l’énergie de l’Ontario a pris une décision selon laquelle les familles, les clients résidentiels ou les petites entreprises devraient payer 100 % des coûts des nouveaux raccordements au gaz naturel à l’avance, ce que nous avons déjà payé pendant 40 ans. Le gouvernement a agi rapidement en s’engageant massivement à ne pas imposer ce paiement de milliers de dollars, car il est question d’une augmentation d’environ 44 000 $ pour votre enfant qui essaie d’acheter une maison. C’est notre problème en tant que pays si nous restons inactifs et si nous permettons que ce genre de taxes furtives soit imposé à nos enfants, aux nouveaux Canadiens et à tous ceux qui aspirent à devenir propriétaires d’une maison en Ontario.

    […] Et la priorité absolue de notre gouvernement est l’abordabilité, en gardant à l’esprit qu’en 2018 […], nous avons été élus avec ce mandat […]. Il s’agit d’une grande priorité pour les familles que nous servons, pour l’industrie et pour les petites entreprises, et c’est également une priorité pour notre premier ministre et pour notre gouvernement aujourd’hui.

    Nous sommes donc fiers du travail que vous accomplissez, nous sommes fiers de la main-d’œuvre qui fournit cette énergie à nos familles et à nos entreprises, et je tiens à vous réaffirmer notre engagement à travailler avec ce secteur, alors que nous continuons à fournir une énergie abordable et fiable à la population de l’Ontario. »