Issue Category : Numéro 1, 2024

  • Aecon

    Profil du fournisseur, du fabricant et de l’entrepreneur

    Où est située votre entreprise?

    Aecon est une entreprise nord-américaine de construction et de développement d’infrastructures qui jouit d’une expérience mondiale. Basée à Toronto (Ontario), Aecon propose des solutions intégrées à des clients des secteurs privé et public par l’intermédiaire de sa division « Construction » dans les secteurs du génie civil, du transport urbain, du nucléaire, des services publics et de l’industrie, tout en fournissant des services de développement de projets, de financement, d’investissement, de gestion, d’exploitation et d’entretien par l’intermédiaire de sa division « Concessions ».

    Combien d’employés avez-vous?

    Aecon est une importante entreprise de services publics qui emploie plus de 10 000 personnes dans ses divers secteurs d’activité.

    Quelle est la priorité de l’entreprise pour les cinq prochaines années?

    Dans le secteur des services publics, Aecon entretient des relations de longue date avec des clients clés. Notre entreprise compte sur d’importants programmes de revenus récurrents provenant de clients du secteur public ainsi que de clients privés de premier plan fournissant des services publics. Aecon Utilities a également créé récemment un véhicule de croissance amélioré en matière de prestation de services d’infrastructure pour les services publics en Amérique du Nord grâce à un investissement d’Oaktree Capital Management dans le cadre de sa stratégie d’identification des opportunités du secteur de la production d’énergie. Bon nombre de ces possibilités de croissance sont liées à l’atténuation des changements climatiques et à l’adaptation à ceux-ci, ainsi qu’à la décarbonisation des systèmes énergétiques, ce qui comprend des investissements publics au Canada et aux États-Unis.

    Quelles sont les possibilités qui s’offrent à votre entreprise et les défis qu’elle doit relever?

    D’importants investissements sont actuellement consacrés aux infrastructures dans les secteurs d’intérêt d’Aecon. Notre entreprise se concentre stratégiquement sur les projets et les opportunités de concession liés à la décarbonisation, à la durabilité et à la transition énergétique. Dans le secteur des services publics, Aecon s’attaque à quatre marchés d’utilisateurs finaux, à savoir la transmission et la distribution d’électricité, les énergies renouvelables et les services à domicile, les télécommunications ainsi que la distribution par gazoducs.

    Dans tous les secteurs, on assiste à une course aux talents pour occuper des métiers spécialisés. Aecon réagit et se prépare de plusieurs manières pour bien se positionner à cet égard. En effet, nous nous efforçons d’accroître notre bassin de travailleurs qualifiés au Canada par la défense des intérêts, de partenariats et d’initiatives qui soutiennent les candidates et candidats traditionnellement sous-représentés dans le secteur de la construction.

    Selon vous, quel sera le rôle du gaz naturel au cours des 50 prochaines années?

    Le gaz naturel devrait jouer un rôle clé dans le bouquet énergétique, en combinaison avec d’autres sources d’énergie essentielles. Sa polyvalence et la croissance du gaz naturel liquéfié (GNL) en tant que moyen de distribution permettront aux centres d’approvisionnement de répondre à la demande, là où ce n’est pas le cas. Cependant, le rôle du gaz naturel sera influencé par la règlementation sur l’énergie, le prix des formes d’énergie de rechange et les politiques de décarbonisation. En tant que tel, l’avenir du gaz naturel reposera probablement sur un équilibre entre son utilité pratique et la poussée mondiale vers l’énergie durable.

  • Une entrevue avec Mme Rebecca Schulz, ministre albertaine de l’Environnement et des zones protégées

    Une entrevue avec Mme Rebecca Schulz, ministre albertaine de l’Environnement et des zones protégées

    Timothy Egan, président et chef de la direction de l’Association canadienne du gaz, a eu l’occasion de s’entretenir avec Mme Rebecca Schulz, ministre albertaine de l’environnement et des zones protégées, pour discuter de la valeur et de l’impact de l’industrie du gaz naturel dans cette province, au Canada et dans le monde.

    Timothy Egan : En tant que ministre de l’Environnement, pouvez-vous nous donner une idée de la place qu’occupe le gaz naturel dans le programme environnemental albertain?

    La ministre Schulz : Je pense que ce qui nous différencie, en particulier d’autres gouvernements, comme notre gouvernement fédéral, c’est que nous nous concentrons vraiment sur les moyens pratiques de réduire les émissions mondiales et d’atteindre la carboneutralité.

    Et lorsque nous parlons de carboneutralité, je pense que nous la définissons différemment de certains autres gouvernements, en particulier de notre gouvernement fédéral. Il ne s’agit pas d’atteindre le zéro absolu, mais d’aider à répondre à la demande d’énergie qui devrait augmenter de 30 % d’ici 2040.

    Nous savons que la production de combustibles fossiles se poursuivra pendant des décennies, même avec les énergies renouvelables et tous les investissements que nous avons réalisés dans ce secteur en Alberta. Il s’agit en fait d’examiner comment le gaz naturel albertain et le gaz naturel provenant d’autres régions du Canada pourraient faire partie de la solution pour réduction des émissions mondiales. Je pense que c’est là que notre approche est unique. Elle est axée sur l’innovation. Elle n’est pas axée sur l’idéologie.

    Nous investissons dans de nombreux programmes qui visent à réduire les émissions tout en maintenant la croissance et la prospérité de notre secteur énergétique et, franchement, nous avons fait du bon travail sur ce front.

    Nous avons fait preuve de leadership. Je parle souvent de la réduction des émissions de méthane, qui sont de l’ordre de 45 % depuis 2014.

    Nous avons 11 millions et demi de tonnes de CO2 stockées sous terre de manière sûre et permanente grâce à la séquestration du carbone.

    De plus, le gaz naturel a largement remplacé le charbon comme principale source d’électricité dans la province.

    Ici, en Alberta, nous prévoyons d’abandonner le charbon des années plus tôt que prévu. Bien sûr, cela a eu un coût, mais le gaz naturel a vraiment remplacé le charbon, et nous allons continuer à chercher des façons de réduire davantage les émissions de méthane.

    Nous avons lancé le Alberta Security Infrastructure Program (ASIP), pour soutenir la technologie de captage, de l’utilisation et de stockage du carbone, et nous cherchons des moyens de réduire les émissions secteur par secteur. Bien entendu, le gaz naturel fait partie des solutions – en particulier lorsque nous cherchons à réduire les émissions mondiales et à le faire rapidement en délaissant l’usage du charbon dans le monde. Celui-ci est responsable de plus de 40 % de toutes les émissions de CO2 du secteur de l’énergie, et sa consommation mondiale a atteint l’année dernière des niveaux historiquement élevés.

     


    Nous parlons souvent de l’Inde et de la Chine qui ouvrent de nouvelles centrales à charbon et brûlent plus de charbon que jamais. Il va de soi que le gaz naturel produit beaucoup moins d’émissions que le charbon, et le Canada produit le gaz naturel liquéfié (GNL) le plus propre au monde. C’est vraiment là que nous voyons une occasion à saisir, car les émissions n’ont pas de frontières. Il s’agit d’un problème mondial.

    C’est pourquoi nous avons examiné l’article 6 de l’Accord de Paris et demandé au gouvernement du Canada de nous aider à trouver un moyen de garantir que le secteur canadien du gaz naturel puisse fournir l’énergie requise. Je pense qu’il s’agit d’un débouché important, non seulement pour l’Alberta, mais aussi pour le Canada.

    Nous savons que nous pouvons aider toutes les entreprises qui appartiennent à l’Alberta et qui y exercent leurs activités, ainsi que tous les travailleurs de ces industries. Nous pensons que nous pourrions contribuer à réduire les émissions mondiales nettes de 221 millions de tonnes.

    Je pense qu’il s’agit là d’une opportunité énorme et que ce serait une grande victoire pour nous ici, tant du point de vue économique qu’environnemental.

    Timothy Egan : Vous avez donc souligné qu’il ne s’agit pas seulement d’une opportunité pour l’Alberta, mais d’une opportunité nationale. Comment vos collègues, les ministres de l’Environnement de tout le pays, réagissent-ils à cela? Selon vous, quel rôle envisagent-ils pour le gaz naturel dans leur province ou territoire et à l’échelle nationale?

    La ministre Schulz : Je pense que la plupart de mes collègues sont pragmatiques et qu’ils comprennent, de toute évidence, que nous devons réduire les émissions et maintenir le bon fonctionnement général de la société.

    Nous devons être en mesure de réduire les émissions et de faire en sorte que la vie reste abordable. La disponibilité d’une énergie abordable, fiable et sûre continue d’être un grand sujet de conversation chez les Canadiens et Canadiennes dans tout le pays.

    Je pense que mes homologues s’en rendent compte. En ce qui concerne plus particulièrement l’Alberta, nous devons nous assurer que nous disposons d’une offre et d’une production de gaz naturel suffisantes pour alimenter les foyers et les entreprises.

    Les changements proposés par le gouvernement fédéral dans le cadre du Règlement sur l’électricité propre nous mettent évidemment en danger. Nous l’avons constaté en janvier, lorsque notre réseau électrique a été fortement menacé par une vague de froid extrême. L’électricité renouvelable – que nous avons en abondance en Alberta – n’a pas été en mesure de répondre à la demande. Le gaz naturel répartissable a été essentiel : il nous a empêchés de geler! Le Règlement sur l’électricité propre vise à éliminer le gaz naturel pour la production d’électricité.

    Et nous ne sommes pas les seuls à avoir besoin de gaz naturel. D’autres provinces dépendent également du gaz naturel de manière concrète, ainsi que d’autres sources d’énergie menacées par le Règlement sur l’électricité propre, et d’autres personnes nous exprimé ce besoin dans l’ensemble du pays. Nous avons un climat froid partout au Canada, et je pense que nous voyons de plus en plus d’autres gouvernements provinciaux et leurs citoyens dire mettons l’idéologie de côté. Soyons pragmatiques.

    Les réticences à l’égard de la taxe sur le carbone, à laquelle s’opposent sept premiers ministres provinciaux et 70 % des Canadiens et Canadiennes, témoignent de la popularité de cette vision pragmatique.

    C’est ce que nous verrons, je crois, dans le cas du gaz naturel, où le gouvernement fédéral a constaté une forte opposition à sa règlementation en matière d’électricité en raison de la façon dont il cible le gaz naturel. Nous demandons à la population canadienne et à l’industrie de continuer à faire en sorte que leurs voix soient entendues pour inciter le gouvernement fédéral à collaborer avec nous à la conception de solutions réalistes.

    Il s’agit de s’assurer que l’énergie reste fiable, abordable, sûre et sécuritaire, ce qui importe de plus en plus aux gens de partout au pays.

    Timothy Egan : Quelles sont vos priorités sur la scène internationale?

    La ministre Schulz : La première ministre Danielle Smith et moi-même avons clairement indiqué à quel point il est important de défendre et de promouvoir notre industrie de l’énergie. Il ne s’agit pas seulement de communiquer, mais aussi de défendre l’innovation formidable qui se produit ici même en Alberta, en particulier en matière de réduction des émissions.

    Souvent, lorsque nous voyageons dans le monde, beaucoup de gens nous disent qu’ils ne savaient pas que nous faisions cela en Alberta. Je pense que c’est exactement la raison pour laquelle nous devons être présents à la 29e Conférence des Parties (COP 29) pour montrer au monde que l’Alberta continuera à jouer un rôle dominant en matière de réduction des émissions, tout en étant un moteur de l’innovation et du leadership énergétique en faveur de la réduction des émissions mondiales et de la stimulation des avancées technologiques dont la planète a besoin.

    J’ai entendu plusieurs représentants provinciaux dire qu’il y aurait tellement plus d’opportunités si nous pouvons travailler ensemble : pas seulement dans une région de la province, mais dans tout le pays, soit de la Colombie-Britannique et Terre-Neuve, en passant par l’Alberta et la Saskatchewan.

    Timothy Egan : Eh bien, Madame la Ministre, ce type de leadership est un signe positif pour nous et très motivant pour notre industrie. Quels sont vos conseils pour la poursuite de nos activités de développement, de transmission et de distribution du gaz naturel à la population canadienne?

    La ministre Schulz : Je dirais simplement qu’il faut continuer à promouvoir et à innover, car je crois que notre industrie énergétique est meilleure que quiconque en matière d’innovation.

    Nos producteurs de pétrole et de gaz en amont figurent parmi les leaders nationaux en matière d’investissement dans les technologies propres. Au Canada, la production totale du secteur conventionnel a augmenté de 21 %, tandis que les émissions d’équivalent en dioxyde de carbone ont diminué de 24 % au cours des dix dernières années. Pour sa part, la production de gaz naturel a augmenté de 35 %, et nous avons réduit les émissions d’équivalent en CO2 de 22 %.

    Ce sont des victoires, et nous devons les célébrer. Nous savons que notre industrie ne se contente pas de réduire les émissions, mais qu’elle optimise également l’utilisation de l’eau et réduit son empreinte carbone.

    Je vous dirais simplement de continuer à innover, d’intégrer la réduction des émissions dans votre planification et vos activités, et de continuer à investir dans la recherche et le développement, qu’il s’agisse du captage, de l’utilisation et de stockage du carbone, de stratégies de réduction des émissions de méthane ou de toute autre domaine.

    En ce qui concerne la réduction des émissions de méthane, ça ne semble pas un si grand défi à relever, car nous le faisons depuis si longtemps. En effet, la technologie qui nous permet d’arriver à des émissions de méthane proches de zéro ou presque sur un site y est souvent déjà en place depuis 10 à 12 ans. Ici, avec le gouvernement de l’Alberta, nous continuerons à aborder ce sujet parce que le monde a absolument besoin de pétrole et de gaz naturel produits de manière responsable, et le monde veut constater une réduction des émissions. Nous devons donc continuer à montrer que nous pouvons faire les deux, et que nous le ferons.

    Timothy Egan : Une dernière question : Pouvez-vous nous parler des possibilités offertes par l’hydrogène et de la façon dont cela pourrait jouer dans votre vision du leadership de l’Alberta et du Canada dans le domaine de l’environnement et de l’énergie?

    La ministre Schulz : Absolument. La première ministre a beaucoup parlé de l’hydrogène, et je pense que cela a permis d’attirer l’attention sur le fait que le gaz naturel est également une matière première pour d’autres produits.


    Il en est également question lorsque nous parlons de matières plastiques qui dépendent tellement des hydrocarbures comme matières premières – c’est la même chose pour l’hydrogène, l’ammoniac et les produits pétrochimiques. Pour ce qui est de l’hydrogène, nous cherchons à intégrer l’hydrogène propre à grande échelle, que ce soit pour les transports, la chaleur, la production d’électricité et le stockage des énergies renouvelables, l’utilisation industrielle et les marchés d’exportation.

    Bien sûr, il y a eu beaucoup de discussions avec des pays du monde entier au sujet de ce à quoi cela ressemblera et de la valeur estimative du marché mondial en ce qui concerne l’hydrogène; nous parlons de nos réserves de gaz naturel et de nos sources d’énergie renouvelable, de notre réseau de pipelines, de notre infrastructure et du rôle que tous ces éléments jouent au Canada et ailleurs dans le monde pour répondre aux besoins en hydrogène.

    Notre industrie, ici en Alberta, est en plein essor. Un complexe énergétique carboneutre de 1,3 milliard de dollars est en construction juste à l’extérieur d’Edmonton pour produire de l’hydrogène propre à partir du gaz naturel.

    Dow Chemicals a également fait une annonce importante, soit un investissement de 8,8 milliards de dollars pour la construction d’un complexe pétrochimique carboneutre à Fort Saskatchewan.

    Lorsque nous examinons ce projet, je me demande bien sûr pourquoi l’un des principaux producteurs de produits chimiques au monde, une entreprise qui peut placer ses capitaux n’importe où, a choisi l’Alberta. Je pense que cela est dû en partie aux efforts de notre gouvernement pour réduire les formalités administratives et pour attirer des investissements supplémentaires ici. Cependant, c’est certainement aussi parce que nous avons accès au gaz naturel dans notre géologie naturelle.

    Qu’il s’agisse d’hydrogène, de produits pétrochimiques ou de matières plastiques, nous avons d’énormes possibilités, et cela repose sur la disponibilité du gaz naturel, ce qui ne fait que renforcer l’importance de ce secteur.

    Timothy Egan : Merci beaucoup d’avoir pris le temps de vous joindre à nous aujourd’hui. Encore une fois, nous avons été ravis de la façon dont vous, la première ministre et vos collègues du cabinet avez saisi le dossier du gaz naturel comme une opportunité pour le monde et pour le Canada. Nous sommes prêts à continuer à travailler avec vous autant que faire se peut.

  • Vous n’êtes pas seul

    Vous n’êtes pas seul

    Alors que les compagnies de gaz naturel américaines poursuivent leurs efforts pour repousser les assauts législatifs et réglementaires au niveau des États et des administrations publiques locales, elles reçoivent un appui opportun de divers intervenants qui comprennent l’impact réel des politiques d’électrification obligatoire. Ensemble, les partisans du choix en matière de combustible ont tenu bon dans la bataille contre l’interdiction du gaz naturel.

    Lorsque la première interdiction locale du gaz naturel en Amérique a été débattue à Berkeley, en Californie, certains des opposants les plus bruyants étaient des restaurateurs – en particulier ceux proposant des plats asiatiques et latins – qui affirmaient que l’interdiction les priverait des techniques de cuisson essentielles à leur cuisine « qui repose sur l’utilisation d’une flamme ».

    Cinq ans plus tard, soit en janvier 2024, à Seattle, une proposition d’interdiction annoncée par les législateurs de l’État a suscité les plus vives mises en garde de la part d’un représentant d’une association professionnelle de constructeurs de cet État : « Interdisez le gaz naturel, et notre réseau électrique tombera en panne! » [Traduction]

    Les restrictions visant le gaz naturel étant devenues une stratégie populaire des États et des administrations publiques locales pour atteindre les objectifs climatiques, les entreprises de services publics ont commencé à faire en sorte que les consommateurs et les autres parties prenantes comprennent bien les conséquences des restrictions proposées, tout en parlant des initiatives qu’elles mettent en oeuvre pour réduire leur empreinte carbone.

    Cependant, dans les débats très publics sur les interdictions locales et nationales de raccordement au gaz naturel et les décrets d’électrification totale, les dirigeants des services publics américains d’un bout à l’autre du pays fredonnent probablement l’air de la chanson populaire de Carole King de 1969, « You’ve got a friend » (tu n’es pas seul).

    En effet, au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction à Berkeley, récemment annulée, diverses parties prenantes sont devenues des alliées indispensables dans les efforts visant à ralentir la folle ruée vers l’électrification, explique Daniel Lapato, vice-président associé pour les affaires publiques de l’American Gas Association (AGA).

    « À mon avis, nos opposants essaient de dépeindre la situation comme un effort mené par le milieu des services publics, mais en fin de compte, vous constaterez que ce milieu ne représente qu’un des partisans de cette perspective », a déclaré M. Lapato. En fait, il s’agit d’un point de vue ralliant diverses parties prenantes qui ont commencé à réaliser les impacts que les interdictions de gaz auront sur leurs membres, leurs entreprises et leurs communautés. » [Traduction]

    Les associations d’hôpitaux, les syndicats, les groupes de petites entreprises, les défenseurs des faibles revenus, les constructeurs de maisons et de nombreuses autres parties prenantes ont tous contribué à faire résonner davantage et à amplifier les messages des entreprises de services publics au sujet des avantages du gaz naturel, dont 189 millions d’Américains dépendent chaque jour, et des risques que pose l’interdiction de ce combustible.

    « Interdisez le gaz naturel, et notre réseau électrique tombera en panne! » [Traduction]

    Jusqu’à présent, les entreprises de services publics tiennent bon. La législation permettant le choix de son combustible est en vigueur dans 25 États et proposée dans huit autres. Selon l’AGA, des interdictions locales du gaz naturel ou des codes d’électrification des bâtiments à l’échelle de l’État sont toutefois en vigueur dans 12 États et proposés dans neuf autres États ou administrations publiques locales. De plus, le magazine Forbes a rapporté en mars dernier que 70 villes américaines disposent désormais de règlementations exigeant ou encourageant la construction de bâtiments uniquement alimentés à l’électricité.

    « Ces 25 États ont permis à l’industrie et à nos partenaires de parler des avantages du gaz naturel d’un point de vue national, car à ce stade, la moitié du pays a désormais préservé son choix en matière de combustible, a déclaré M. Lapato. Je pense qu’il est très important de mettre l’accent sur ce fait. » [Traduction]

    Depuis son point d’observation à l’AGA, qui appuie plus de 200 entreprises énergétiques locales dans tout le pays, M. Lapato voit un fil conducteur (c.-à-d. faire en sorte que davantage de personnes parlent des effets négatifs qu’aurait l’interdiction du gaz naturel) dans les efforts déployés par les entreprises de services publics pour résister aux moratoires sur les nouveaux raccordements au gaz naturel et aux modifications des codes de construction qui favorisent l’électrification.

    « Les services publics jouent un rôle important dans ces débats, en aidant les autres parties prenantes à comprendre que ceux-ci ont lieu et que c’est le moment pour elles de peser dans la balance. » [Traduction]

    M. Lapato cite l’exemple d’une coalition d’intérêts qui s’est réunie pour soutenir une initiative de vote à Spokane qui aurait empêché la ville de mettre en oeuvre une interdiction des nouveaux raccordements au gaz naturel. Les constructeurs d’habitations, les syndicats et même une association professionnelle de fabricants de cheminées au gaz naturel se sont unis pour parler des effets négatifs d’une telle interdiction sur l’accessibilité au logement, les petites entreprises, l’emploi et les consommateurs.

    Les « amis » de l’industrie dans la bataille du choix personnel de son combustible ont souvent été prêts à parler des risques de l’électrification obligatoire d’une manière plus directe, en soulignant clairement et sans détour les ramifications dans le monde réel, d’une manière qui a touché les consommateurs et les décideurs politiques.

    En janvier, les législateurs de l’État de Washington ont relancé un projet de loi visant à interdire le gaz naturel, quelques semaines après une vague de froid historique qui a contraint Puget Sound Energy à demander à ses clients de réduire leur consommation d’électricité. Greg Lane, vice-président exécutif de la Building Industry Association of Washington, n’a pas mâché ses mots lorsqu’un journaliste l’a interrogé sur l’impact de l’interdiction proposée : « La suppression du gaz naturel comme source de chauffage des maisons et de l’eau entraînera une défaillance de notre réseau électrique. » [Traduction]

    Lors d’une conférence de presse organisée en janvier à Chicago, les représentants de la section locale 150 de l’International Union of Operating Engineers (IUOE) se sont solidarisés avec les dirigeants municipaux opposés à une nouvelle proposition d’interdiction des nouveaux raccordements au gaz naturel. Le syndicat a diffusé sur les ondes et dans les journaux des publicités percutantes reprochant au gouverneur de l’Illinois, J.B. Pritzker, d’avoir adopté une loi autorisant les interdictions locales de raccordement au gaz naturel et les mesures réglementaires qui ont entraîné la suppression de 1 000 emplois.

    La page intitulée « Fight Back » sur le site Internet du syndicat affiche un message de l’IUOE en lettres majuscules rouges : « DITES AU GOUVERNEUR DE L’ILLINOIS PRITZKER ET À LA CCI DE LEVER L’INTERDICTION DU GAZ NATUREL ET D’ÉLABORER UN PLAN DE TRANSITION PROGRESSIVE VERS LES ÉNERGIES PROPRES. » [Traduction]

    Près d’un an s’est écoulé depuis que la Caroline du Nord est devenue le dernier État à rejoindre le club du choix en matière de combustible; il n’y a pas eu non plus de nouvelles interdictions de raccordement au gaz naturel ou de décrets en faveur de l’électrification à l’échelle de l’État. Cependant, la légalité de ce type d’interdiction est revenue sur le devant de la scène depuis qu’une cour d’appel fédérale a invalidé l’ordonnance de Berkeley en avril 2023 dans le cadre d’une décision sur un procès intenté par la California Restaurant Association (association des restaurateurs californiens).

    La Ninth Circuit Court of Appeals a confirmé sa décision au début du mois de janvier, obligeant de nombreuses administrations publiques à évaluer l’impact des interdictions existantes ou proposées. Les villes de Spokane et de Palo Alto ont par la suite renoncé à leurs interdictions, et Berkeley elle-même a réglé le procès en mars en acceptant de ne plus appliquer son interdiction de nouveaux raccordements au gaz naturel et de l’abroger par la suite. Entre-temps, des contestations juridiques de la loi new-yorkaise interdisant les nouvelles installations de gaz naturel, en vigueur depuis un an, ont été déposées sur la base des mêmes arguments que ceux qui sous-tendent la décision de Berkeley.

    « Étant donné que le gaz naturel ne représente que de 4 à 10 % des émissions totales de GES d’une maison, l’accent est mal placé ». [traduction] – Daniel Lapato, vice-président associé pour les affaires publiques de l’American Gas Association

    Là où les efforts législatifs visant à restreindre l’utilisation du gaz naturel ont échoué, certains États et certaines villes adoptent une approche « d’interdiction détournée » en adoptant des exigences d’électrification dans les codes de construction ou en influant sur l’élaboration de codes modèles dont les contraintes se répercutent à l’échelle de l’État. Mais, encore là, les partenaires de l’industrie interviennent.

    « Ce sont les constructeurs, les entrepreneurs en chauffage, en ventilation et en climatisation, les agents immobiliers et les exploitants de bâtiments commerciaux qui ont le plus insisté dans ces débats, car il s’agit d’une question de coût, de coût et encore de coût », a déclaré M. Lapato. « Cela fait grimper non seulement le coût de la construction, mais aussi le coût du bâtiment lui-même, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un immeuble commercial, et ce coût devient vraiment lourd à supporter. » [Traduction]

    M. Lapato explique qu’il n’a pas vu beaucoup d’entreprises de services publics lancer de vastes campagnes de communication destinées à promouvoir le choix en matière de combustible, car elles savent que le public ne s’intéresse pas nécessairement aux discussions abstraites sur la politique énergétique et qu’il ne réagit que lorsque l’impact personnel devient évident.

    Le tollé provoqué l’année dernière par la suggestion d’un organisme de règlementation d’interdire les cuisinières à gaz en est un bon exemple. Cinq États qui disposaient déjà d’une législation sur le choix en matière de combustible (la Floride, la Géorgie, le Montana, le Dakota du Sud et le Tennessee) ont adopté des lois sur la liberté de cuisiner qui empêchent l’interdiction des appareils alimentés au gaz naturel.

    Malheureusement, l’accent mis sur l’interdiction du gaz naturel et l’électrification obligatoire comme stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) a occulté les progrès importants réalisés par les entreprises de services publics dans la réduction de l’empreinte carbone du gaz naturel, que ce soit grâce à l’efficacité énergétique et aux efforts en matière de climatisation, aux investissements continus dans l’intégrité des gazoducs ou aux nouvelles initiatives de décarbonisation telles que le gaz naturel renouvelable (GNR), le gaz certifié, l’hydrogène bleu et les technologies de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CUSC).

    Étant donné que le gaz naturel ne représente que de 4 à 10 % des émissions totales de GES d’une maison, l’accent est mal placé, selon M. Lapato, qui affirme que les réductions d’émissions peuvent tout aussi bien être réalisées en utilisant les technologies du gaz naturel déjà disponibles et en cours de développement, à une fraction du coût de l’électrification totale. De plus, l’industrie dispose déjà de l’infrastructure nécessaire pour fournir des solutions énergétiques à faible teneur en carbone.

    « … les efforts continus visant à restreindre l’utilisation du gaz naturel risquent de sacrifier la sécurité, la fiabilité, la résilience et l’accessibilité financière que les Américains attendent de leur système énergétique. » [Traduction]

    « Les entreprises de services publics ont été dépeintes comme le milieu qui tente de défendre le statu quo, mais ce que l’industrie défend plus précisément, c’est que ces politiques entravent notre capacité à innover, et c’est ce que nous faisons le mieux, a déclaré M. Lapato. Si vous êtes vraiment préoccupés par les réductions d’émissions, ne laissez aucune solution de côté. » [Traduction]

    Alors que les experts en énergie tirent déjà la sonnette d’alarme face à l’augmentation de la demande en électricité aux États-Unis en raison de la prolifération des centres de données, de la « relocalisation » de la fabrication américaine et de la croissance de l’utilisation des véhicules électriques, les efforts continus visant à restreindre l’utilisation du gaz naturel risquent de sacrifier la sécurité, la fiabilité, la résilience et l’accessibilité financière que les Américains attendent de leur système énergétique.

    C’est un message que les entreprises de services publics américaines – avec l’aide de l’AGA et des amis de l’industrie – devraient privilégier en continuant à positionner le gaz naturel et l’infrastructure de l’industrie comme une pièce essentielle du casse-tête de la réduction des émissions.

    David Coburn est un penseur stratégique, un écrivain, un expert en relations avec les médias et un consultant en communication qui s’appuie sur plus de 30 ans d’expérience en journalisme imprimé et en relations publiques d’agences.

  • Faits et développements au sujet de la demande de pointe

    Faits et développements au sujet de la demande de pointe

    Le vortex polaire qui a perturbé l’Ouest canadien cet hiver a montré très clairement comment les événements météorologiques peuvent avoir un effet profond sur la demande d’énergie au Canada : le froid intense a nécessité d’énormes quantités d’énergie pour garder la population canadienne au chaud. Il est donc rassurant de savoir que les compagnies d’électricité conçoivent leurs systèmes d’approvisionnement en énergie de manière à pouvoir faire face à une demande extrême – ou, comme on le dit au sein de l’industrie, à une demande « de pointe ». En termes simples, cela signifie que les systèmes sont construits pour supporter l’heure la plus froide (ou la plus chaude) de l’année.

    Dans le présent numéro, nous examinons les particularités de la conception des systèmes en fonction de la demande de pointe, tant pour le gaz naturel que pour l’électricité au Canada.

    DEMANDE ANNUELLE ET POINTES SAISONNIÈRES

    Commençons par examiner deux données plus générales : la demande annuelle et les pointes saisonnières pour le gaz naturel et l’électricité. Selon la Régie de l’énergie du Canada, le pays a consommé près de 580 TWh d’électricité et 1230 TWh de gaz naturel sur l’ensemble de l’année 2022; cela signifie 2,1 fois plus de gaz naturel que d’électricité! Cependant, ces chiffres ne donnent pas une image complète de la situation. D’une part, nous savons que la demande d’énergie varie selon les saisons. Examinons donc de plus près la consommation mensuelle d’énergie.

    La répartition par mois de la figure 1 indique une dépendance beaucoup plus importante au système de gaz pendant la saison hivernale, lorsque la demande pour le chauffage des locaux est plus élevée. On constate qu’au cours d’un mois comme janvier, la demande de pointe est supérieure de plus de 50 % à la demande mensuelle moyenne annuelle. En outre, l’écart entre les deux systèmes s’est creusé, la consommation de gaz passant d’environ 2,1 fois à 2,5 fois celle de l’électricité.

    Figure 1

    QU’EN EST-IL DES POINTES QUOTIDIENNES

    Les écarts importants entre les chiffres annuels et mensuels soulèvent des questions sur ce qui se passe au quotidien. Pour y répondre, utilisons certaines données relatives au vortex polaire qui s’est produit entre le 11 et le 15 janvier de cette année dans l’Ouest canadien. Voici un résumé des pics d’approvisionnement en énergie dans les provinces de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan au cours de cette période.

    Colombie-Britannique :

    Le vendredi 12 janvier, la Colombie-Britannique a été frappée par un froid extrême, et certaines parties de la province ont alors connu des températures aussi basses que -45 °C. Le même jour, BC Hydro a annoncé avoir fourni 11 300 MW d’électricité, un record. Le même jour, FortisBC a également enregistré une demande record : 21 763 MW de gaz naturel, soit près de deux fois la demande d’électricité.

    Alberta :

    En Alberta, les températures ont atteint jusqu’à -45 °C. En réaction, la consommation d’électricité dans la province a atteint 12 384 MW, un record selon l’Alberta Electric System Operator. Tout au long de la fin de semaine, ATCO Gas a indiqué que le réseau de gaz naturel de l’Alberta avait fourni jusqu’à 110 340 MW d’énergie, soit près de 10 fois la quantité d’énergie fournie par le réseau électrique.

    Saskatchewan :

    Ce phénomène météorologique a entraîné des températures glaciales similaires en Saskatchewan, certaines parties de la province atteignant des minima de -44 °C. Le réseau électrique de la province a atteint un pic de 3 810 MW le 13 janvier, à 100 MW près du record historique. Le même week-end, la province a également établi un nouveau record deconsommation journalière de gaz de 1,70 PJ/jour1, ce qui équivaut approximativement à 19 700 MW : plus de 5 fois la demande d’électricité du lendemain.

    Le graphique de la figure 2 résume les demandes de pointe en énergie telles qu’elles ont été décrites ci-dessus. Le graphique comprend également les demandes de gaz annuelles et les demandes de pointe saisonnières dans chaque province, converties en un approvisionnement moyen en énergie (en MW), selon le Régie de l’énergie du Canada et Statistique Canada.

    Ce qui ressort des données, c’est la quantité d’énergie transportée par le réseau de gaz naturel par rapport au réseau électrique dans ces trois provinces. En période de demande de pointe, lorsque les Canadiens et Canadiennes ont le plus besoin d’énergie, les réseaux de gaz de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan ont pu fournir jusqu’à 10 fois plus d’énergie que les réseaux électriques. Les lecteurs et lectrices se souviendront peut-être que l’Alberta émettait des alertes parce qu’elle craignait que le système électrique ne puisse pas répondre à la demande : aucune alerte de ce type n’a été émise à propos d’un système gazier fournissant plus de 9 fois plus d’énergie.

    Figure 2

    Pour répondre à la question « pourquoi la demande de pointe est-elle importante? », il suffit de regarder le graphique de la figure 2. Dans les trois provinces, la demande de pointe est supérieure de 20 % à la moyenne saisonnière et représente plus de 51 % de la demande annuelle moyenne. En d’autres termes, il est essentiel de disposer d’un système capable de répondre de manière fiable à cette demande pour éviter que la population canadienne ne gèle dans l’obscurité.

    Comme nous l’avons vu précédemment, la demande de pointe est la base sur laquelle nos systèmes énergétiques sont conçus. Même s’ils ne fonctionnent pas à pleine capacité pendant la majeure partie de l’année, le fait de les concevoir en fonction des conditions de pointe garantit qu’ils restent stables et fiables pendant les heures ou les jours critiques de l’année. Aucun autre système énergétique au Canada n’y parvient mieux que notre système d’approvisionnement en gaz naturel.


    1https://www.saskenergy.com/about-us/newsroom/saskenergy-sets-new-daily-natural-gas-usage-record-0

  • Message du Président et chef de la direction de l’ACG

    Message du Président et chef de la direction de l’ACG

    Au mois de mai, l’Association canadienne du gaz (ACG) a accueilli le monde entier à Banff, en Alberta, au cours de quatre journées de discussions sur l’innovation dans le domaine de l’énergie – au sens large – à l’occasion de la conférence sur la recherche gazière de l’Union internationale de l’industrie du gaz (UIIG) 2024. Cette conférence a été très instructive pour les quelque 500 participants de 30 pays qui étaient des nôtres. Chaque panéliste, intervenant et délégué a contribué à une vaste discussion sur l’importance de l’industrie de l’énergie gazière ainsi que de l’innovation dans ce domaine pour l’épanouissement de l’humanité. Dans le présent numéro, nous vous présentons une série de faits qui font ressortir l’importance de ces éléments.

    Au cours de notre entretien avec Mme Rebecca Schultz, ministre albertaine de l’environnement et des zones protégées, nous nous penchons sur l’importance de la réduction des émissions, sans toutefois réduire la consommation de gaz, en soulignant le fait que ces deux concepts ne sont pas identiques.

    Sur la base de cet engagement provincial, nous demandons à nos trois commentateurs politiques d’aborder la question de l’influence de la politique fédérale sur les décisions provinciales en matière d’énergie.

    Dans le cadre de notre entretien sous les projecteurs, nous présentons Michele Harradence, vice-présidente exécutive et présidente de la division Distribution et stockage de gaz d’Enbridge Gas, qui nous explique comment elle dirige les activités de distribution et de stockage de gaz d’Enbridge, en veillant à ce que les quatre millions de clients de cette entreprise – un chiffre qui est passé à sept millions au moment où nous écrivons ces lignes – soient satisfaits de la qualité de leur service, tout en ayant un accès sûr, fiable, abordable et durable à l’énergie.

    Dans la lignée de cet accès à l’énergie, Graham Chandler s’est intéressé à l’importance de l’énergie comme moyen de fournir de la nourriture et d’atteindre l’Objectifs de développement durable de l’ONU concernant la sécurité alimentaire d’ici 2030 dans son article, « Nourrir un monde en pleine croissance et qui a faim ».

    Toujours en pensant au-delà de nos frontières, nous discutons de la façon dont nos amis de l’industrie américaine font face aux différents défis posés par les interdictions de gaz naturel et la ruée vers l’électrification obligatoire.

    Enfin, dans la perspective de la Conférence des Parties 29 (COP29) de cette année, notre entretien avec Damjan Krnjević Mišković, professeur de pratique à l’université ADA d’Azerbaïdjan, donne à nos lecteurs un aperçu de ce que nous pouvons attendre de cet événement en novembre en Azerbaïdjan.

    Nous espérons que vous trouverez ce contenu informatif et utile!