Energy Magazine Category : Faits et dévelopements

  • L’efficacité énergétique en action

    L’efficacité énergétique en action

    Qu’est-ce que l’efficacité énergétique?

    Dans le secteur de l’énergie, il y un adage disant que la meilleure forme d’énergie est celle qui n’est pas utilisée. En termes pratiques, cela correspond à l’efficacité énergétique, c’est-à-dire la capacité à utiliser moins d’énergie pour effectuer une tâche donnée ou produire un résultat précis. Elle est souvent exprimée en pourcentage de l’énergie consommée qui est convertie en énergie utile. L’énergie consommée a habituellement trait à une source de combustible, telle que le gaz naturel et l’essence. L’énergie utile peut désigner le chauffage des bâtiments, la production d’électricité ou le fonctionnement du moteur d’une voiture. Par exemple, un appareil dont l’efficacité énergétique est de 50 % signifie que 1 kW d’énergie consommée produira 0,5 kW d’énergie utile.

    L’efficacité énergétique est un sujet dont on parle beaucoup plus de nos jours, non seulement comme moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), mais aussi comme moyen de maintenir des prix abordables. Au fil des ans, des progrès technologiques et des innovations ont considérablement amélioré l’efficacité des équipements au gaz naturel, permettant ainsi aux consommateurs de cette source d’énergie de réaliser des économies énergétiques et financières.

    Les habitations canadiennes deviennent plus efficaces

    L’un des secteurs où cette tendance est la plus marquée est celui de la construction résidentielle. Les données présentées dans la figure 1 illustrent parfaitement cette situation. Le nombre de clients résidentiels recourant au gaz naturel au Canada a augmenté de manière constante au fil des ans. De 2000 à 2024, la clientèle du gaz naturel a augmenté de 65 %, passant de 4,2 millions à près de 7 millions de consommateurs.

    « Le nombre de clients résidentiels recourant au gaz naturel au Canada a augmenté de manière constante au fil des ans. »

    La figure 1 présente également la demande totale de gaz naturel dans le secteur résidentiel. Indépendamment des fluctuations annuelles liées aux conditions météorologiques, la tendance générale indique que la consommation de gaz résidentielle est restée globalement stable depuis 2000. À première vue, cela peut paraître surprenant : comment la clientèle a-t-elle pu augmenter de plus de 65 % dans l’ensemble du secteur sans que la consommation totale de gaz n’augmente? La réponse réside dans l’amélioration de l’efficacité énergétique. De 2000 ‘a 2024, la consommation moyenne de gaz par ménage a diminué de 45 %, passant de 155 GJ à 85 GJ.

    Figure 1:

    Adopter une technologie à haut rendement

    L’un des facteurs les plus importants à l’origine de cette amélioration de l’efficacité énergétique a été l’adoption de fournaises au gaz naturel à haut rendement. La figure 2 illustre l’évolution des fournaises au gaz naturel au fil des ans. En 2000, environ 50 % des ménages canadiens qui se chauffaient au gaz naturel utilisaient des fournaises à rendement normal, soit 62 %. Cependant, environ 30 % utilisaient des fournaises à rendement moyen (efficacité de 80 %), et seulement 20 % celles offrant un haut rendement (efficacité de 90 %). Aujourd’hui, les fournaises au gaz naturel à haut rendement énergétique sont devenues la norme et représentent près de 80 % des fournaises au gaz naturel au pays. Parallèlement, les fournaises à rendement normal ont été entièrement éliminées.

    Figure 2:

    Programmes de gestion de la demande

    Les remplacements par des fournaises à haut rendement, comme ceux qui ont eu lieu tout au long des années 2000 et au début des années 2010, ont été réalisés dans le cadre de programmes appelés « gestion axée sur la demande » (GAD). Les entreprise de services publics proposent généralement ces programmes afin d’encourager leurs clients à réduire leur consommation d’énergie et les incitent à adopter des technologies écoénergétiques en leur offrant des remises ou d’autres subventions.

    Les entreprises de distribution de gaz au Canada administrent depuis longtemps des programmes de GAD. Le tout premier programme de GAD pour les entreprises de gaz naturel a été lancé en Ontario en 1995. Depuis lors, les entreprises de distribution de gaz au pays ont continué à investir des millions chaque année pour aider leurs clients à économiser de l’énergie. Au cours de la dernière décennie seulement, elles ont investi plus de 2,1 milliards de dollars dans des programmes de GAD, ce qui a permis d’économiser 1,9 milliard de m3 de gaz naturel qui auraient autrement été consommés.

    Alors que le débat sur l’efficacité énergétique continue d’évoluer, il est essentiel de reconnaître les progrès accomplis, mais également de prendre conscience des opportunités qui subsistent. Les fournaises à haut rendement ne sont qu’un aspect de ces programmes. Aujourd’hui, les programmes de GAD sont proposés à différents types de clients et comprennent toutes sortes de solutions écoénergétiques, notamment la rénovation des maisons, les thermostats intelligents et même les thermopompes à absorption de gaz. L’industrie canadienne du gaz naturel innove constamment, notamment en poursuivant son engagement en faveur de l’efficacité énergétique. Ces efforts sont l’une des principales raisons pour lesquelles le gaz naturel reste la source d’énergie la plus abordable au Canada.

  • Le gaz naturel répond aux besoins d’un hiver froid

    Le gaz naturel répond aux besoins d’un hiver froid

    Le printemps a commencé et, bien qu’il puisse encore y avoir une tempête de neige occasionnelle dans certaines parties du pays, la majeure partie du temps froid est probablement derrière nous. Alors que les fournaises commencent à s’éteindre, ce numéro de Faits et développements revient sur l’hiver dernier et sur le rôle considérable que le gaz naturel a joué dans le chauffage des habitations et des entreprises au Canada.

    L’hiver 2024-2025 a été l’un des plus froids des dernières années. La saison de chauffage a commencé par une grosse tempête hivernale qui a frappé la majeure partie du Canada et des États-Unis, entraînant une demande de gaz naturel record dans les 48 États américains qui se trouvent dans la partie centrale de l’Amérique du Nord. En moyenne, les températures au pays sont restées inférieures à la normale pendant le reste de l’hiver, en particulier par rapport aux deux saisons hivernales précédentes. 

    Les degrés-jours de chauffage (DJC) sont un moyen de mesurer la « froideur » d’une saison. Les DJC sont définis comme la différence entre la température quotidienne de l’air extérieur et une température de référence de 15 °C, point à partir duquel un apport d’énergie est nécessaire pour maintenir la température de l’air intérieur. Plus les DJC sont élevés, plus il faut d’énergie pour chauffer un bâtiment. Le graphique ci-dessous présente la moyenne des degrés-jours de chauffage au Canada au cours des trois dernières saisons de chauffage, soit d’octobre à mars. D’octobre 2024 à mars 2025, les besoins en chauffage au Canada étaient supérieurs de 2 % à ceux de la saison 2022-2023 et de près de 10 % à ceux de la saison 2023-2024. 

    Cet hiver plus froid que d’habitude a entraîné une augmentation de la demande d’énergie dans les bâtiments cette année par rapport aux deux années précédentes. Or, aucune source d’énergie n’est plus utilisée par les ménages canadiens que le gaz naturel. Celui-ci représente 46 % de toute l’énergie utilisée dans le secteur du bâtiment. Près de 7,7 millions de clients du gaz naturel dans tout le pays – soit près de 50 % des quelque 15,5 millions de ménages – utilisent le gaz naturel comme principale source d’énergie pour le chauffage domestique. Ce pourcentage est encore plus élevé dans les provinces de l’Ontario (71 %), de la Saskatchewan (80 %) et de l’Alberta (84 %). 

    Entre décembre 2024 et février 2025, un total de 14,7 milliards de mètres cubes de gaz naturel a été consommé dans les secteurs résidentiel et commercial, ce qui équivaut à une augmentation de 3 % et de 13 % par rapport aux saisons d’hiver 2022-2023 et 2023-2024 respectivement. En règle générale, le gaz naturel consommé au cours des trois mois d’hiver représente environ 50 % du gaz naturel consommé dans les secteurs résidentiel et commercial au cours d’une année civile typique. Ce modèle de consommation saisonnière souligne l’importance du gaz naturel pendant les mois les plus froids. 

    La pointe saisonnière observée dans le réseau de gaz naturel souligne encore davantage son importance dans le système énergétique du Canada. Pour mettre les choses en perspective, la demande quotidienne de gaz naturel dans les secteurs résidentiel et commercial était de 6,3 millions de GJ, soit environ 73 000 MW. À titre de comparaison, la demande totale d’électricité dans les deux mêmes secteurs cet hiver n’était que de 33 000 MW. Cette comparaison met en évidence l’importante capacité de distribution du réseau de gaz naturel et sa capacité supérieure à répondre à la demande, en particulier pendant les périodes de demande pointe ou de mauvais temps. Il est essentiel de comprendre ces tendances de consommation lorsque l’on discute de l’avenir de nos filières énergétiques. 

  • Saison de préchauffage

    Saison de préchauffage

    Alors que la fin de l’été approche, l’automne marque le retour des températures fraîches. Dans le secteur du gaz naturel, cette période juste avant l’arrivée des températures plus froides de l’hiver est connue sous le nom de « saison avant le chauffage ». Pour les 7 millions de foyers au Canada qui dépendent du gaz naturel pour se chauffer, la fournaise au gaz naturel, qui a probablement été utilisée rarement durant l’été, devient soudainement l’appareil le plus important de la maison à l’arrivée de l’hiver.

    C’est pourquoi la saison avant le chauffage est généralement le meilleur moment pour effectuer un entretien régulier de votre appareil de chauffage au gaz naturel afin de s’assurer que tout fonctionne de la manière la plus sûre, la plus fiable et la plus efficace possible. Après tout, il vaut mieux déceler un problème maintenant qu’au milieu de la saison hivernale, en pleine tempête de neige. Une panne soudaine du système de chauffage en hiver n’est pas seulement gênante, elle peut entraîner des conditions véritablement dangereuses.

    Mise au point du chauffage domestique

    Plusieurs mesures peuvent être prises pour s’assurer que les fournaises au gaz naturel sont en parfait état avant le début de la saison de chauffage hivernale.

    Remplacez les filtres de votre fournaise : Cette opération doit être effectuée tous les trois mois ou lorsque le filtre est sale. Un filtre propre maximise la circulation de l’air et garantit que votre fournaise fonctionne aussi efficacement que possible, minimisant ainsi votre consommation d’énergie tout en maximisant vos économies.

    Vérifiez votre thermostat : Allumez le thermostat et assurez-vous que la fournaise se met en marche comme prévu. Passez en revue vos paramètres et vos programmes pour vous assurer qu’ils conviennent encore à votre situation. Si vous disposez d’un thermostat intelligent, vérifiez également s’il existe des mises à jour logicielles.

    Vérifiez les conduits d’alimentation en air et les conduits d’évacuation des gaz de combustion : Assurez-vous que les conduits d’alimentation en air et les conduits d’évacuation des gaz de combustion à l’extérieur de votre maison ne sont pas obstrués par des meubles, de la poussière, de la végétation ou des feuilles qui ont pu s’accumuler au cours de l’été et de l’automne.

    Écoutez les bruits étranges ou décelez les odeurs bizarres : Les bruits étranges peuvent être le signe d’un problème mécanique, tandis que les odeurs bizarres peuvent être le signe d’une fuite. Dans les deux cas, demandez l’aide d’un professionnel pour diagnostiquer et réparer le problème.

    Faire appel à un professionnel

    Bien que les étapes décrites ci-dessus soient importantes, le fait de recourir à un professionnel est le moyen le plus prudent de faire en sorte que tout fonctionne bien. Assurez-vous de prendre un rendez-vous d’inspection de votre fournaise au gaz naturel avec un entrepreneur en chauffage, en ventilation et en conditionnement d’air agréé de votre région. Une mise au point professionnelle peut comprendre les services suivants :

    • Inspection des composants mécaniques du ventilateur, de l’échangeur de chaleur et des brûleurs
    • Nettoyage et/ou lubrification des composants mécaniques (comme les ventilateurs et les moteurs)
    • Inspection et nettoyage du système de veilleuse
    • Inspection des conduits et des évents
    • Inspection électrique des contrôleurs, du thermostat ou de l’interrupteur de la fournaise.

    Le soutien des entreprises de services publics de gaz naturel

    Si vous souhaitez préparer votre fournaise pour l’hiver, votre distributeur local de gaz naturel représente un bon point de départ pour trouver de l’aide. Les entreprises de gaz naturel offrent un large éventail de ressources aux propriétaires qui souhaitent obtenir des services d’entretien professionnels.

    Programmes d’inspection

    Certaines entreprises locales de gaz naturel proposent elles-mêmes des services d’inspection, à condition que vous soyez déjà l’un de leurs clients. Selon l’entreprise de gaz naturel, ces services peuvent être fournis gratuitement ou moyennant un supplément.

    Programmes de rabais

    Votre entreprise de gaz naturel peut offrir des remises pour certains services d’entretien. Les montants des remises admissibles  vont  de  100  à 400 dollars, mais les services doivent être effectués par un entrepreneur en chauffage, en ventilation et en conditionnement d’air agréé.

    Entrepreneurs en chauffage, en ventilation et en conditionne- ment d’air agréés

    Consultez le site Web de votre entreprise locale de gaz naturel pour y chercher des outils ou des lignes directrices qui vous aideront à trouver des entrepreneurs en chauffage, en ventilation et en conditionnement d’air agréés de confiance. Certaines entreprises se sont associées à des entrepreneurs de chauffage, de ventilation et de conditionnement d’air, tandis que d’autres peuvent fournir une liste de recommandations à ce sujet. Cela permet aux clients d’avoir l’esprit tranquille en sachant que le travail sera bien fait.

     

    « Si vous souhaitez préparer votre fournaise pour l’hiver, votre distributeur local de gaz naturel représente un bon point de départ pour trouver de l’aide ». [traduction]

  • Faits et développements au sujet de la demande de pointe

    Faits et développements au sujet de la demande de pointe

    Le vortex polaire qui a perturbé l’Ouest canadien cet hiver a montré très clairement comment les événements météorologiques peuvent avoir un effet profond sur la demande d’énergie au Canada : le froid intense a nécessité d’énormes quantités d’énergie pour garder la population canadienne au chaud. Il est donc rassurant de savoir que les compagnies d’électricité conçoivent leurs systèmes d’approvisionnement en énergie de manière à pouvoir faire face à une demande extrême – ou, comme on le dit au sein de l’industrie, à une demande « de pointe ». En termes simples, cela signifie que les systèmes sont construits pour supporter l’heure la plus froide (ou la plus chaude) de l’année.

    Dans le présent numéro, nous examinons les particularités de la conception des systèmes en fonction de la demande de pointe, tant pour le gaz naturel que pour l’électricité au Canada.

    DEMANDE ANNUELLE ET POINTES SAISONNIÈRES

    Commençons par examiner deux données plus générales : la demande annuelle et les pointes saisonnières pour le gaz naturel et l’électricité. Selon la Régie de l’énergie du Canada, le pays a consommé près de 580 TWh d’électricité et 1230 TWh de gaz naturel sur l’ensemble de l’année 2022; cela signifie 2,1 fois plus de gaz naturel que d’électricité! Cependant, ces chiffres ne donnent pas une image complète de la situation. D’une part, nous savons que la demande d’énergie varie selon les saisons. Examinons donc de plus près la consommation mensuelle d’énergie.

    La répartition par mois de la figure 1 indique une dépendance beaucoup plus importante au système de gaz pendant la saison hivernale, lorsque la demande pour le chauffage des locaux est plus élevée. On constate qu’au cours d’un mois comme janvier, la demande de pointe est supérieure de plus de 50 % à la demande mensuelle moyenne annuelle. En outre, l’écart entre les deux systèmes s’est creusé, la consommation de gaz passant d’environ 2,1 fois à 2,5 fois celle de l’électricité.

    Figure 1

    QU’EN EST-IL DES POINTES QUOTIDIENNES

    Les écarts importants entre les chiffres annuels et mensuels soulèvent des questions sur ce qui se passe au quotidien. Pour y répondre, utilisons certaines données relatives au vortex polaire qui s’est produit entre le 11 et le 15 janvier de cette année dans l’Ouest canadien. Voici un résumé des pics d’approvisionnement en énergie dans les provinces de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan au cours de cette période.

    Colombie-Britannique :

    Le vendredi 12 janvier, la Colombie-Britannique a été frappée par un froid extrême, et certaines parties de la province ont alors connu des températures aussi basses que -45 °C. Le même jour, BC Hydro a annoncé avoir fourni 11 300 MW d’électricité, un record. Le même jour, FortisBC a également enregistré une demande record : 21 763 MW de gaz naturel, soit près de deux fois la demande d’électricité.

    Alberta :

    En Alberta, les températures ont atteint jusqu’à -45 °C. En réaction, la consommation d’électricité dans la province a atteint 12 384 MW, un record selon l’Alberta Electric System Operator. Tout au long de la fin de semaine, ATCO Gas a indiqué que le réseau de gaz naturel de l’Alberta avait fourni jusqu’à 110 340 MW d’énergie, soit près de 10 fois la quantité d’énergie fournie par le réseau électrique.

    Saskatchewan :

    Ce phénomène météorologique a entraîné des températures glaciales similaires en Saskatchewan, certaines parties de la province atteignant des minima de -44 °C. Le réseau électrique de la province a atteint un pic de 3 810 MW le 13 janvier, à 100 MW près du record historique. Le même week-end, la province a également établi un nouveau record deconsommation journalière de gaz de 1,70 PJ/jour1, ce qui équivaut approximativement à 19 700 MW : plus de 5 fois la demande d’électricité du lendemain.

    Le graphique de la figure 2 résume les demandes de pointe en énergie telles qu’elles ont été décrites ci-dessus. Le graphique comprend également les demandes de gaz annuelles et les demandes de pointe saisonnières dans chaque province, converties en un approvisionnement moyen en énergie (en MW), selon le Régie de l’énergie du Canada et Statistique Canada.

    Ce qui ressort des données, c’est la quantité d’énergie transportée par le réseau de gaz naturel par rapport au réseau électrique dans ces trois provinces. En période de demande de pointe, lorsque les Canadiens et Canadiennes ont le plus besoin d’énergie, les réseaux de gaz de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan ont pu fournir jusqu’à 10 fois plus d’énergie que les réseaux électriques. Les lecteurs et lectrices se souviendront peut-être que l’Alberta émettait des alertes parce qu’elle craignait que le système électrique ne puisse pas répondre à la demande : aucune alerte de ce type n’a été émise à propos d’un système gazier fournissant plus de 9 fois plus d’énergie.

    Figure 2

    Pour répondre à la question « pourquoi la demande de pointe est-elle importante? », il suffit de regarder le graphique de la figure 2. Dans les trois provinces, la demande de pointe est supérieure de 20 % à la moyenne saisonnière et représente plus de 51 % de la demande annuelle moyenne. En d’autres termes, il est essentiel de disposer d’un système capable de répondre de manière fiable à cette demande pour éviter que la population canadienne ne gèle dans l’obscurité.

    Comme nous l’avons vu précédemment, la demande de pointe est la base sur laquelle nos systèmes énergétiques sont conçus. Même s’ils ne fonctionnent pas à pleine capacité pendant la majeure partie de l’année, le fait de les concevoir en fonction des conditions de pointe garantit qu’ils restent stables et fiables pendant les heures ou les jours critiques de l’année. Aucun autre système énergétique au Canada n’y parvient mieux que notre système d’approvisionnement en gaz naturel.


    1https://www.saskenergy.com/about-us/newsroom/saskenergy-sets-new-daily-natural-gas-usage-record-0

  • Faits et actualités au sujet des pompes à chaleur

    Faits et actualités au sujet des pompes à chaleur

    Saviez-vous que les pompes à chaleur au gaz peuvent fournir un rendement supérieur à 100 %, ce qui pourrait vous aider à réduire le montant de vos factures d’électricité et les émissions de carbone rattachées à votre consommation d’énergie?

    Compte tenu de notre climat froid au Canada, il n’est pas surprenant que le chauffage des pièces du logement représente la plus grande part, soit 64 %, de la consommation énergétique des foyers canadiens. La plupart des Canadiens et Canadiennes se chauffent à l’aide d’une fournaise au gaz à haut rendement. Cependant, les pompes à chaleur peuvent être encore plus efficaces! Bien que les pompes à chaleur électriques soient actuellement les plus courantes, les pompes à chaleur au gaz apparaissent comme une autre solution pratique qui offre des avantages uniques.

    Fondamentalement, une pompe à chaleur au gaz fonctionne de la même manière qu’une pompe à chaleur électrique. Elle absorbe la chaleur de l’air ambiant extérieur et transfère la chaleur à l’intérieur. Elle peut donc fonctionner avec un rendement supérieur à 100 %. La principale différence, comme son nom l’indique, est qu’une pompe à chaleur au gaz naturel utilise le gaz naturel comme source d’énergie au lieu de l’électricité. Cependant, l’utilisation d’une pompe à chaleur au gaz est moins onéreuse, car l’énergie directe du gaz est beaucoup moins chère que l’électricité. De plus, en raison de son moteur thermique, elle peut fonctionner par temps plus froid et est donc plus fiable pendant nos froids hivers canadiens.

    Consommation énergétique moins élevée

    Selon l’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada, une résidence canadienne typique alimentée au gaz naturel nécessite une consommation moyenne de 95 GJ par an pour le chauffage de l’eau et de ses pièces. Le passage à une pompe à chaleur au gaz naturel pour une habitation de près de 620 m3 pourrait permettre à ses occupants de réduire leur consommation annuelle d’énergie de 24 GJ — ce qui représente une réduction d’énergie de 25 % par rapport à une fournaise au gaz naturel. En 2022, cela aurait permis de réaliser une économie moyenne de 330 $ par ménage — ce qui équivaut à une réduction des émissions de carbone de plus de 1,2 tonne par ménage annuellement.

    Projets de déploiement

    Les fabricants de pompes à chaleur au gaz et de nombreuses entreprises de distribution de gaz naturel du Canada ont mis à l’essai cette technologie en fonction de divers usages dans l’ensemble du pays :

    Enbridge Gas :

    Enbridge Gas a installé une pompe à chaleur à absorption au gaz de 65 kW en 2022 pour accroître l’approvisionnement en eau chaude domestique d’un immeuble multirésidentiel à Toronto. Les résultats recueillis à ce jour révèlent une économie annuelle de gaz naturel estimée à 25 %.

    FortisBC :

    En 2022, FortisBC a lancé un projet pilote visant à installer des pompes à chaleur au gaz dans 20 résidences. On estime que les participants et participantes au programme économiseront jusqu’à 40 GJ par an, ce qui équivaut à des économies de 500 $ et à des réductions d’émissions de près de 2 tonnes1.

    Comme en témoignent les projets décrits ci-dessus, les entreprises de distribution de gaz du Canada favorisent concrètement les technologies innovantes et la commercialisation des pompes à chaleur au gaz. Alors, la prochaine fois que vous devrez remplacer votre système de chauffage domestique, nous vous invitons à prendre en considération les pompes à chaleur au gaz. En tant que consommateurs, nous devons souvent tenir compte du trilemme énergétique, soit l’abordabilité, la sécurité énergétique et la réduction des émissions; une pompe à chaleur semble respecter tous ces critères.


    1 FortisBC brings high-efficient gas heat pumps into B.C. homes for the first time » (26 May 2022), online: FortisBC <www.fortisbc.com/news-events/media-centre-details/2022/05/26/fortisbc-brings-high-efficient-gas-heat-pumps-into-b.c.-homes-for-the-first-time>.

  • Révolutionner l’industrie du camionnage dans l’Ouest canadien grâce aux stations de GNC

    Révolutionner l’industrie du camionnage dans l’Ouest canadien grâce aux stations de GNC

    Le 18 avril 2023, Tourmaline Oil Corp, Clean Energy Fuels Corp et Mullen Group Ltd. ont annoncé un accord de développement conjoint inédit de 70 millions de dollars pour la construction d’un réseau de stations de gaz naturel comprimé (GNC) dans l’Ouest canadien. Cette collaboration vise à révolutionner l’industrie du camionnage en faisant passer les poids lourds et les flottes de transport commercial à l’utilisation du GNC, une solution de rechange à faible taux d’émission.

    Tourmaline, le plus grand producteur de gaz naturel du Canada, en partenariat avec Clean Energy, l’un des principaux fournisseurs de services de carburant, investira conjointement dans la construction et l’exploitation de 20 stations de GNC au cours des cinq prochaines années. Le groupe Mullen, l’une des plus grandes entreprises de logistique d’Amérique du Nord, est le premier à soutenir l’initiative, en utilisant le réseau pour alimenter sa flotte croissante de camions fonctionnant au GNC.

    Avec son premier emplacement opérationnel au nord d’Edmonton, une station stratégiquement située, l’entreprise a amorcé un parcours transformatif pour le camionnage de classe 8 dans l’Ouest canadien. D’autres stations à Calgary, à Grande Prairie (Alberta) et à Kamloops (Colombie-Britannique) devraient entrer en service au cours du premier semestre 2024. Ce projet ambitieux vise à ce qu’une 20 de stations alimentent quotidiennement environ 3 000 camions fonctionnant au gaz naturel, ce qui se traduira par une réduction impressionnante de 72 800 tonnes d’émissions de CO2 par an. Cela équivaut à retirer 15 690 véhicules de tourisme de la circulation. En outre, l’adoption du GNC permet de réaliser des économies substantielles, les coûts de ravitaillement des véhicules étant actuellement inférieurs de 50 % aux prix de détail du diesel.

    Cet effort conjoint s’aligne non seulement sur les objectifs de réduction des émissions du gouvernement du Canada, mais respecte également une approche de marché libre pour la réduction des émissions à long terme. Il met en évidence le potentiel immédiat environnemental des flottes de camions. En outre, il jette les bases de l’intégration future du gaz naturel renouvelable (GNR), étant donné que l’infrastructure de GNC existante peut accueillir cette ressource de manière transparente à mesure qu’elle devient plus facilement disponible.

    La collaboration entre Tourmaline Oil, Clean Energy Fuels et Mullen Group marque une étape importante sur la voie de la réduction des émissions en offrant à l’industrie du camionnage un moyen économique, pratique et fiable de passer au GNC. Il s’agit d’une étape cruciale vers un avenir rentable pour l’industrie du camionnage dans l’Ouest canadien.

  • Offre croissante de gaz naturel renouvelable au Canada

    Offre croissante de gaz naturel renouvelable au Canada

    Le gaz naturel renouvelable (GNR) est une source d’énergie neutre en termes de gaz à effet de serre (GES) qui est produite à partir de déchets organiques provenant de fermes, de forêts, de décharges et d’usines de traitement des eaux. Au niveau moléculaire, le GNR est identique au gaz naturel. Il peut être mélangé sans problème au gaz naturel conventionnel et injecté dans l’infrastructure de gaz naturel existante. En outre, il peut facilement remplacer le gaz naturel conventionnel dans les applications d’utilisation finale sans autres ajustements.

    Bien que le GNR soit plus coûteux que le gaz naturel classique, il reste une option relativement rentable par rapport aux autres sources d’énergie. Comme le montre la figure 1, le coût actuel du GNR est inférieur à celui de l’électricité et de l’hydrogène1.

    En 2017, les entreprises de distribution de gaz du Canada ont fixé un objectif ambitieux de 5 % de mélanges de GNR d’ici 2025 et de 10 % d’ici 2030. À ce moment-là, il n’y avait que huit installations de production au Canada, injectant environ 4 500 000 gigajoules (GJ) de GNR dans le réseau de gazoducs par an.

    Figure 1 : Comparaison des coûts de plusieurs sources de combustible.

    Source : ACG, Hydro-Québec, Stratégie de l’hydrogène pour le Canada de RNCan.
    Remarque : H2-RMV + CSC reflète « l’hydrogène bleu » et H2-Électrolyse reflète « l’hydrogène vert ».

    Dans quelle mesure le GNR s’est-il développé depuis?

    Aujourd’hui, le nombre de projets de GNR a presque doublé. Dans tout le pays, les producteurs de GNR se sont associés aux services publics de gaz du Canada pour construire et mettre en service 15 installations qui produisent du GNR de qualité pipeline. La production totale de GNR de ces installations s’élève à près de 5 950 000 GJ par an, ce qui est suffisant pour chauffer près de 66 150 foyers. Cette quantité de GNR permettrait de compenser près de 310 000 tonnes d’éq. CO2, ce qui équivaut au retrait de plus de 67 250 voitures particulières de la circulation.

    Figure 2 : Nombre de projets de GNR et capacité de production en 2017, 2021, et projections pour 2025.

    Cependant, la croissance du GNR ne s’arrête pas là.

    Plusieurs projets de GNR sont actuellement en cours de développement ou ont été annoncés; d’ici la fin de 2025, plus de 30 projets devraient être en service. La capacité annuelle de GNR doublera presque pour atteindre 10 250 000 GJ, soit suffisamment pour chauffer plus de 115 000 foyers. Cela permettrait de réduire les émissions de GES de près de 467 500 tonnes – ce qui équivaut au retrait de 102 000 voitures de tourisme de la circulation.

    Le Canada fait partie de plusieurs pays qui investissent dans des projets de GNR. Comme le montre la figure 3, la majeure partie de l’offre mondiale provient d’Europe et d’Amérique du Nord, l’Allemagne, les États-Unis et la France étant en tête de la production.

    Figure 3 : Installations de production de GNR/Biométhane en Europe, au Canada et aux États-Unis.

    La croissance des projets de GNR au cours des quatre dernières années a été formidable et les quatre prochaines années promettent d’en faire autant. Cette tendance témoigne du rôle important que le GNR jouera dans le futur bouquet énergétique du Canada. Pour plus de détails sur les projets de GNR au Canada, veuillez consulter le site cga2026.acartdev.com/fr.

    1. Les coûts du GNR et de l’hydrogène sont calculés en supposant les mêmes coûts de transport et de distribution que ceux du gaz naturel.

  • Quand le réseau de distribution de gaz naturel du Canada a-t-il été construit, et de quoi est-il fait?

    Quand le réseau de distribution de gaz naturel du Canada a-t-il été construit, et de quoi est-il fait?

    Saviez-vous que le réseau de gaz naturel du Canada date d’avant même la Confédération du pays?

    C’est tout à fait vrai, car le premier pipeline de transport canadien a été construit en 1853. Cette conduite de 25 kilomètres était faite en fonte et servait au transport du gaz naturel. D’ailleurs à l’époque, il s’agissait du plus long pipeline dans le monde entier1!

    La livraison du gaz naturel existe depuis longtemps au Canada, mais son déploiement à grande échelle s’est réellement produit après la Seconde Guerre mondiale.

    La construction de pipelines de distribution (c.-à-d. les conduites sous les routes et entre les collectivités) s’est faite à une fréquence accrue au cours des décennies du milieu du XXe siècle, puis a atteint son point culminant au cours des années 1980. Plus récemment, nous avons assisté à un ralentissement dans la construction de nouveaux ajouts au réseau de distribution de gaz naturel, car la plupart des grandes régions peuplées du pays sont déjà reliées au réseau de gaz. Compte tenu des milliers de kilomètres de conduites principales et de branchements installés au fil des décennies, il n’est pas surprenant que les entreprises de gaz naturel dépensent près de trois milliards de dollars chaque année pour renouveler et étendre leur réseau.

    À partir des années 1950 jusqu’aux années 1980, on construisait habituellement des pipelines en fonte et en acier nu pour transporter le gaz manufacturé. Or, la fonte et l’acier nu étant sujets à la corrosion et aux petites fuites, ces matériaux ont été progressivement délaissés au fil du temps. Les réseaux de distribution modernes ne sont plus faits en fonte, et les pipelines en acier sont maintenant protégés par des revêtements spécialisés et des systèmes de prévention de la corrosion. Considéré comme étant un matériau qui convient très bien à la construction de gazoducs, le polyéthylène (PE) a été de plus en plus utilisé au fil des ans, y compris dans les conduites à haute pression. Au Canada, la majorité (71 %) du réseau de distribution par pipelines, tant les conduites principales que les branchements, est constituée de PE à haute et moyenne densité. Les services publics membres de l’Association canadienne du gaz n’ont plus de conduites en fonte, et l’adoption du PE a entraîné d’importantes réductions des gaz à effet de serre (GES). À titre d’exemple, entre les années 1990 et le début de 2012, Enbridge Gas a remplacé environ 1 800 km de conduites en fonte et en acier revêtu, ce qui a entraîné une réduction de 145 000 tonnes d’équivalent carbone (tCO2e) d’émissions fugitives de méthane par an2.

    Figure 1 : Ajouts de conduites principales et de branchements au réseau de distribution de gaz au fil des ans

    Figure 2 : Répartition des matériaux utilisés dans les pipelines du réseau canadien de distribution du gaz naturel

    *Comprend l’aluminium, le PVC et les matériaux composites pour les conduites principales et les branchements

    1. « Historique des pipelines ». En ligne : À propos des pipelines <https://www.aboutpipelines.com/fr/pipeline-101-fr/historique-des-pipelines/>.
    2. « Resilient Energy Infrastructure: Addressing Climate-Related Risks and Opportunities ». En ligne : Enbridge Gas <www.enbridge.com/sustainability-reports/resilient-energy-infrastructure/metrics-and-targets>.

  • Fonds Gaz naturel financement innovation (GNFI) – Méthodologie et résultats de quantification de la réduction des GES

    Fonds Gaz naturel financement innovation (GNFI) – Méthodologie et résultats de quantification de la réduction des GES

    Le fonds Gaz naturel financement innovation (GNFI) a été créé par l’Association canadienne du gaz (ACG) pour faire progresser les technologies de l’industrie du gaz naturel. Chaque projet soutenu par le fonds GNFI doit répondre à des critères précis, notamment l’accent mis sur la performance environnementale et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

    CGA & NGIF logos

    La comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre du projet consiste à quantifier dans quelle mesure un projet permettra de réduire les émissions au cours d’une période donnée. Les réductions d’émissions sont calculées sur la base d’un modèle de cycle de vie qui prend en compte les émissions associées à la production, au transport et à l’utilisation finale des produits. Le processus ci-dessous sert à estimer les réductions d’émissions pour les projets du fonds GNFI et est conforme à la norme ISO 14064. Ce processus peut se diviser en quatre étapes :

    1. Définition du projet : La première étape consiste à indiquer le(s) produit(s) ou service(s) principal(aux) fourni(s) au moyen de la technologie (p. ex. production d’électricité, chauffage) ainsi que l’unité fonctionnelle. L’unité fonctionnelle correspond à la réduction de l’intensité des émissions associée à la technologie, par exemple, tCO2e/MWh d’électricité produite, tCO2e/GJ de GNR produit, tCO2e/système de cogénération installé.

    2. Projet et scénarios de référence: Il s’agit ensuite de définir le scénario de référence ainsi que les sources, les puits et les réservoirs de GES (SPR), puis de sélectionner les SPR pertinents aux fins de quantification. Les SPR biogènes sont exclus. Le scénario de référence est défini comme le scénario qui a le plus de chances de se concrétiser en l’absence du projet.

    Les SPR sont généralement liés à l’utilisation de l’énergie, à la production de matériaux et aux activités (par exemple, la ventilation, les émissions fugitives ou les processus biologiques, tels que la digestion anaérobique). Exemples : combustion stationnaire, transport, production de matériaux, ventilation.

    3. Quantification des GES : À l’étape suivante, on énonce les principaux paramètres d’entrée du projet et les hypothèses, tels que la technologie ou la durée de vie du projet, la consommation de carburant, l’efficacité de l’équipement ou le service produit.

    Les paramètres d’entrée sont fournis sur une base annuelle ainsi que pour la capacité de l’appareil commercialisé. Les paramètres peuvent être fondés sur des calculs techniques, des modélisations, des facteurs de référence, des valeurs mentionnées dans des publications ou des données recueillies par le promoteur du projet.

    Le calcul des GES pour chaque élément des SPR du projet ainsi que pour l’élément de référence des SPR est réalisé à l’aide de facteurs d’émission. L’écart entre les émissions résultant du projet et les émissions de référence des SPR correspond au potentiel global de réduction des émissions de GES du projet sur une base d’intensité.

    4. Déploiement sur le marché : À l’étape finale, on établit les réductions de GES associées à la commercialisation et au déploiement de la technologie. Sur la base des prévisions des ventes fournies, le potentiel global de réduction des GES d’un projet est calculé comme suit:

    Réduction totale des GES du projet = Réduction de l’intensité des GES du produit x Prévision des ventes

    Réductions totale des émissions – Treize projets du portefeuille du fonds GNFI

     

    Résultats de la réduction des GES pour treize projets du fonds GNFI :

    Captage et stockage de carbone – 1
    Hydrogène – 2
    Efficacité énergétique – 2
    Gaz naturel renouvelable – 4
    Production de chaleur et d’électricité – 3
    Transports – 1

    La réduction totale cumulée des GES jusqu’à la fin de 2030 est de 3,4 mégatonnes de CO2e.

    Source : Gaz naturel financement innovation (GNFI)
    Par : Saad Sarfraz, gestionnaire de l’analyse de l’énergie et des technologies propres

  • Les répercussions de l’électrification dictée par les politiques au Canada

    Aujourd’hui au Canada, on entend de plus en plus parler d’électrification. Toutefois, peu d’analyses ont été réalisées à ce jour sur les coûts globaux, les exigences du réseau, les avantages et les répercussions des politiques à ce sujet. Pour faire la lumière sur les répercussions de l’électrification, l’Association canadienne du gaz (ACG) a demandé à ICF d’entreprendre une étude globale pour nous aider à comprendre les exigences et les répercussions d’une telle stratégie d’électrification dictée par les politiques sur l’industrie canadienne du gaz naturel et sur les consommateurs canadiens.

    Partant d’hypothèses biaisées en faveur de l’électrification (qu’une technologie avancée sera disponible, que le passage à cette technologie sera rapide, que les augmentations de coûts seront faibles, que la fiabilité du réseau ne sera pas compromise, etc.), l’étude porte ensuite sur l’évaluation de quatre scénarios. Les faits saillants peuvent être trouvés dans la figure 1.

    L’électrification dictée par les politiques pourrait faire grimper le coût total de l’énergie entre 580 milliards de dollars à 1,4 trillion de dollars sur une période de 30 ans, soit entre 2020 et 2050.

    Figure 1 – Étude sure les implications de l’électrification dictée pas les politiques par ICF

    Faits sur le gaz naturel :

    Plus de 570 000 kilomètres d’infrastructures souterraines de transport et de distribution et d’installations de stockage pour acheminer le gaz naturel d’un bout à l’autre du pays à plus de 7.1 millions de clients.


    Les ménages qui utilisent le gaz naturel pour le chauage des locaux et de l’eau réalisent des économies de l’ordre de 2 000 $ par année comparativement aux ménages qui utilisent le propane, l’électricité et le mazout pour les mêmes applications.


    Le gaz naturel est un allié important pour l’électricité issue de sources renouvelables, car il permet une production rapide d’énergie. De plus, les gaz renouvelables représentent une part croissante de l’offre.


    La consommation de gaz naturel croît plus rapidement que celle de toute autre source d’énergie au pays.


    L’Office national de l’énergie prévoit que le gaz naturel répondra à près de 40 % de nos besoins énergétiques d’ici 20 ans.